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Carleton-sur-Mer Un conseiller en conflit d'intérêts

Publié le 13 mai 2013 à 09 h 32
Auteur :
Jean-Simon Landry

La Cour supérieure du Québec a déclaré Jean-Guy Cyr inhabile à exercer sur un conseil municipal pour une période de cinq ans, il y a deux semaines. L’actuel conseiller numéro 1 de Carleton-sur-Mer a été jugé en conflit d’intérêts.

 

Le 2 août et le 7 septembre 2010, la Ville de Carleton-sur-Mer a alloué deux contrats à l’entreprise Jean-Guy Cyr incorporée, propriété exclusive de Benoît Cyr.

 

« C’est mon fils qui a pris la relève, se défend l’élu. J’ai vendu mes actions en 2001. Ça appartient tout à mon fils. »

 

Toutefois, huit mois avant l’attribution des contrats, Jean-Guy Cyr redevient administrateur de la compagnie dans le but, dit-il, de respecter une condition lui permettant d’oeuvrer au sein de la Corporation des maîtres électriciens du Québec.

 

Or, une requête en inhabilité a été déposée le 25 octobre de cette année afin de déterminer si Jean-Guy Cyr se retrouvait ou non en situation de conflit d’intérêts lorsqu’il a omis de se retirer de discussions portant sur l’attribution de contrat à l’entreprise Jean-Guy Cyr incorporé.

 

« Mon procureur est en train de regarder le jugement, a expliqué l’ancien homme d’affaires. On va regarder s’il y a possibilité d’aller en appel. On a trente jours pour prendre la décision. Je pense qu’on va prendre le temps qu’il faut. »

 

Dans son jugement rendu le 1er mai, le juge Carl Lachance s’appuie également sur une déclaration d’intérêts pécuniaires incomplète réalisée par l’élu lors de son élection en novembre 2009. Jean-Guy Cyr a en effet omis d’y inscrire sa résidence.

 

Dans ce dossier, le demandeur est l’ex-maire de Carleton-sur-Mer de 2005 à 2009, Michel Lacroix. Il nous a été impossible de le joindre.

 

L’actuel conseiller numéro 1 de Carleton-sur-Mer a été questionné à savoir si cette affaire découlait d’un conflit entre les deux hommes.

 

« La population pourra elle-même en faire l’analyse à la lumière des évènements », s’est contenté de dire l’homme de 69 ans.

 

Dans le même ordre d'idée, Jean-Eudes Boudreau, conseiller pro-Michel Lacroix de 2006 à 2009, a été déclaré inhabile à siéger à un conseil municipal pour cinq ans le 15 mars dernier.


Deux entreprises dans lesquelles il était impliqué ont obtenu pour près de 60 000 $ de contrats auprès de la Ville entre mai 2006 et mai 2009. À plusieurs reprises, le conseiller a omis de se retirer de la table du conseil lors de discussions mettant en cause ces entreprises.


Jean-Eudes Boudreau a brigué la mairie en 2009 alors que Michel Lacroix s’est présenté à un poste de conseiller. Ils ont tous deux été évincés du conseil lors d’un changement de la garde qui a amené Denis Henry à la tête de la ville.

 

Nos appels auprès des ex-élus sont demeurés sans réponse. L’actuel maire n’a pas voulu commenter.

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