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Manifestations entourant les régimes de retraite Se fier sur l'État pour sa retraite?

Publié le 18 juin 2014 à 15 h 57
Auteur :
Léa Beauchesne

Alors qu’ils craignent pour leur retraite, des employés municipaux manifestent partout au Québec. Depuis plusieurs années, les municipalités épongent des déficits monstres pour réussir à honorer les sommes promises aux retraités. Aujourd’hui, le déficit atteint près de 4 milliards.


La plupart des municipalités de la région de la Baie-des-Chaleurs fonctionnent avec un fond indépendant, mais les craintes entourant les régimes de retraite n’épargnent personne. En tant que conseillère en investissement et retraite, Céline Savoie se heurte souvent au désarroi de ses clients : «À différents niveaux, il y a des inquiétudes. Avec les nouvelles qui passent, on s’aperçoit que les coffres de l’État ne vont pas si bien que ça.»

 

La population québécoise vieillit et les aînés vivent plus longtemps. Les pensions à vie deviennent ainsi difficiles à honorer, au privé comme au public. Le système étant en pleine mutation, Céline Savoie croit qu’on ne peut plus se fier uniquement sur les pensions de l’État : «Il faudra mettre les vieilles mentalités un peu de côté. Toujours prendre en considération l’appui financier de l’état, mais arrêter de se fier uniquement sur les coffres étatiques pour se bâtir une retraite.»

 

Les retraités comptent sur un revenu minimal des gouvernements canadien et québécois d’environ 5 500 $ par année. Ces sommes varient en fonction de nombreux facteurs. Une récente étude de la firme McKinsey & Compagnie avance qu’un Québécois sur cinq manquera d’argent à sa retraite, faute de planification.


Difficile de prévoir

Madame Savoie ajoute que même si l’épargne demeure primordiale, il est parfois difficile de s’accrocher à ses prévisions : « À la fin du mois, je pense que ce n’est pas facile de se boucler la ceinture et de dire qu’on arrive dans notre budget, surtout quand on est payé salaire minimum.»

 

La conseillère souligne que les gens ne réalisent pas toujours la situation dans laquelle ils se retrouveront une fois à la retraite : « Quand on en parle pas avec les clients, ce n’est pas un sujet qu’ils abordent naturellement, surtout en bas âge. Pourtant, le plus tôt on commence, le plus facile ce sera d’épargner de bons montants.»

 

Cette désinvolte de la part des jeunes se vérifie sur le terrain, alors qu’une majorité de jeunes adultes semble voir la retraite comme un spectre lointain. L’une d’entre elle avance qu’elle va travailler jusqu’à la fin de ses jours : «On n’aura pas de fonds de pension, c’est simple. Son ami ne s’en préoccupe pas : «Pour l’instant j’ai rien de prévu, je vais prévoir ça plus tard.» Quelques témoignages rassureraient toutefois les planificateurs financiers, tandis que certains jeunes mettent déjà de l’argent de côté.

 

Nouveau régime volontaire d’épargne retraite

Dès le 1er juillet, le gouvernement met en place un nouveau régime de retraite pour tous les citoyens qui n’ont pas déjà de fond de pension. Un régime à contribution volontaire qui pourrait laisser plusieurs sceptiques selon Céline Savoie : «Les fonds de pension au niveau municipal étaient acquis. La loi était là, elle était établie. En cours de route, on la modifie et on coupe les rentes!»

 

Le nouveau projet de loi sur les régimes de retraite des employés municipaux mènera à des discussions très animées. Les syndiqués du secteur public ont été clairs : d’autres moyens de pression seront déployés.

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