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Le musée le Chaufaud vise 2 bâtiments patrimoniaux Percé : Un Fort Lauderdale ou une capitale culturelle ?

Publié le 31 juillet 2014 à 15 h 22
Auteur :
Denis-Michel Thibeault

Percé est reconnu pour ses paysages et son architecture qui rappel la belle époque de la pêche en Gaspésie. La transformation commerciale de la ville bouscule cette image chère à la communauté. Rien pour aider, voilà que deux bâtiments considérés comme « patrimoine historique » seront mis en vente aux enchères.

 

Est-ce que Percé est en train de perde sa vocation culturelle pour simplement devenir un Fort Lauderdale québécois ? Est-ce que Percé est encore la capitale culturelle du Québec? Le village mythique, à une certaine époque, était prisé par les artistes peintres, écrivains et chansonniers. Aujourd’hui, le village vend son âme au profit de boutiques d’accessoires et de sollicitation de touristes selon les administrateurs du musée Le Chafaud.

 

« Il est certain que Percé pour attirer d’avantage de touriste, n’a peut-être pas trouver la meilleure solution avec toutes ces boutiques et la manière dont les gens sont sollicités. »

 

Les artistes estiment que la ville a suffisamment perdu de terrains au profit de l’industrie touristique.  Ils souhaitent maintenant mettre la main sur les bâtiments à valeur patrimoniale, au cœur du village, afin d’y déménager le musée.

 

Le maire André Boudreau est du même avis, il croit que le déménagement de l’institution muséale concorde avec les visées de sa ville parce qu’il mettrait en valeur l’investissement de 30 millions prévu pour la rénovation de la promenade et du quai.

 

« L’Histoire c’est ce que l’on vend. Les gens viennent nous voir parce que nous avons une histoire et nous avons quelques choses à raconter. Les bâtiments que l’on parle sont témoin de ça. »

 

Monsieur Boudreau ne croit pas qu’on puisse tracer un lien direct entre la marchandisation de la ville et l’érosion de la vie artistique que rencontre la communauté. Les artistes eux souhaitent un retour aux sources.

 

« Ce n’est pas insignifiant que la ville Frederick James sur la falaise ait été construite par un peintre. Il y a là un signe de la véritable vocation de Percé, qui avant d’être touristique est artistique. »

 

Les dernières offres d’achat seront reçues le 8 août. D’ici là la ville tente toujours de forcer la main du syndic par l’entremise du gouvernement afin de récupérer les bâtiments dans le but de les céder aux gens du musée. La ville craint qu’une nouvelle propriétaire n’y porte pas l’attention que les anciens édifices de la compagnie Robin méritent réellement.

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