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Baie-des-Chaleurs Nouvelle offensive dans le dossier de l'érosion

Publié le 18 février 2015 à 08 h 55
Auteur :
Jessica Lamarre

L'érosion des berges préoccupe de plus en plus dans la région. Le phénomène est difficile à déjouer et il tend à s'accentuer avec les années. Le comité ZIP Baie-des-Chaleurs propose une nouvelle offensive. Plutôt que de se battre contre la nature, l'imiter.

 

«La meilleure structure de protection du littoral qui existe est un littoral naturel», soutient le directeur intérimaire du Comité ZIP Baie-des-Chaleurs, Pierre Simard. Son regroupement entreprendra au printemps un banc d’essai sur le contrôle de l’érosion littoral. Le principe: recréer une barrière végétale naturelle avec des branches d’arbre : «Ce n’est pas obligatoirement un gain, c’est plutôt de retarder la vitesse de l’érosion pour gagner du temps pour pouvoir s’ajuster éventuellement.»

 

Le succès n’est pas garanti, et certains endroits sont déjà trop érodés pour tenter l’exercice. Le Comité est toutefois confiant de pouvoir recharger certains secteurs en sédiments avec cette technique, très différente de celles utilisées dans par le passé alors que le phénomène était moins connu. Très drastiques, elles visaient à enrayer l’érosion complètement.

 

«On ne peut plus prôner l’ignorance. Il y a différentes méthodes de protection qui sont inadéquates», croit Pierre Simard. On s'aperçoit, par exemple, que les murs de béton ne font que déplacer le problème. L'érosion devient même plus importante dans les secteurs adjacents, où les rives ne sont pas protégées. 

 

Un équilibre

 

L’érosion demeure toutefois essentielle pour équilibrer la hausse du niveau marin. En voulant complètement l’enrayer, on a créé un nouveau problème. Actuellement, le Québec maritime ne subit pas suffisamment d’érosion pour balancer la hausse du niveau marin, explique M. Simard : «La hausse du niveau marin va chercher plus loin sur les terrains et il y a un équilibre naturel qui se fait. Présentement, l’équilibre n’est pas là.»


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Photo: Pierre Simard

 

Le directeur intérimaire explique que quelques endroits ont été découverts dans la Baie-des-Chaleurs où on a retrouvé les vestiges de forêts qui étaient en place il y a de ça 6000 ans, des preuves tangibles de la variation du niveau marin, donc de l’érosion. On peut voir à ces endroits des souches en position de vie qui datent de plusieurs milliers d’années «Comme les gens ne sont pas au courant de ça, ces souches-là sont utilisées pour faire des feux de grève actuellement…»

 

Au printemps, le banc de St-Omer sera probablement le premier endroit où du branchage sera mis. Le comité Zip Baie-des-Chaleurs parle d'une intervention majeure dans ce secteur.

 

 

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