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Tabusintac Naufrage à Tabusintac: La réalité des pêcheurs

Publié le 22 mai 2013 à 16 h 33
Auteur :
Annie Levasseur

 

Plusieurs questions se posent concernant la sécurité à bord des bateaux quelques jours après le naufrage qui a enlevé la vie à trois pêcheurs de Tabusintac. On sait que les trois hommes ne portaient pas de gilets de sauvetage. Mais pourquoi ces gilets sont peu populaires?

«Nous sommes tous comme ça. Nous sommes tous sortis et entrés avec les gilets dans la cabine. On ne les met pas. C’est encombrant pour travailler? C’est encombrant, c’est gros et chaud.» Voilà ce que Réjean Comeau, pêcheur de homard de Val-Comeau, avait à dire à propose de sa veste de sauvetage. La plupart des pêcheurs ne la portent pas, comme les trois pêcheurs qui ont perdu la vie samedi.

M. Comeau ne croit toutefois pas que les vestes auraient sauvé la vie de ces pêcheurs : «Ça aurait surement aidé, mais l’eau était tellement froide. Même avec des gilets et des manteaux comme on a, combien de temps ces gars-là auraient pu survivre? Peut-être que l’on aurait pu en sauver un, mais ce n’est pas ça le problème.»

Selon monsieur Comeau, ce sont les bancs de sable qui se déplacent lors des tempêtes qui sont le problème : «Ils peuvent creuser durant l’été et au printemps c’est le même problème. Il y a des problèmes à Sainte-Marie et partout dans la Péninsule acadienne.»

Longue enquête

 

Le Bureau de la sécurité des transports du Canada poursuit son enquête pour déterminer la cause du naufrage. Une équipe a été sur place jusqu’à lundi. «La décision de produire un rapport final n’a pas été prise encore. Ça va se décider cette semaine», appuie le porte-parole du Bureau de la sécurité des transports du Canada Pierre Murray.

 

Selon lui, les pêcheurs ne portent pas de gilet de sauvetage dans la majorité des cas de décès en mer : «Un gilet de sauvetage n’empêchera certainement pas le bateau de s’échouer, mais un gilet de sauvetage peut sauver la vie de la personne à bord du bateau. »

 

«Est-ce que ça va prendre un noyé à chaque quai pour avoir quelque chose de sécuritaire? demande le pêcheur. Il faut poser la question au gouvernement.»

 

L’enquête pourrait prendre plusieurs mois

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