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Saint-Siméon Moins de travailleurs étrangers pour pallier au manque de main-d'oeuvre

Publié le 25 juin 2014 à 15 h 57
Auteur :
Andréanne Larouche

Réclamer l’aide de travailleurs étrangers devient de plus en plus complexe. Les nombreux critères d’embauche sont à nouveau resserrés par la réforme fédérale du Programme des travailleurs étrangers.
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Notamment, dans les régions où le chômage est à plus de 6 %, les entreprises ne pourront plus engager de travailleurs étrangers dans les secteurs de l’hôtellerie, de la restauration et du commerce au détail. Le taux de chômage dans la région de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine se chiffre nettement au-dessus, à 17, 5 %. Et les entreprises devront prouver qu’elles ont réellement tenté d’engager des travailleurs du pays. Le coût de l’étude d’impact sur le marché du travail passera de 275 dollars à 1000 dollars par poste.

En imposant une réglementation et des sanctions plus strictes, le gouvernement désire réduire de moitié les travailleurs étrangers à faibles revenus, d’ici trois ans. 

À la Ferme Bourdages Tradition à Saint-Siméon, les propriétaires font appel à des travailleurs étrangers depuis quatre ans déjà. Il s’agit d’une façon d’assurer une bonne productivité lors de la saison estivale. «On a des champs de fraises à récolter et en période estivale, on a une grosse problématique à avoir de la main-d’œuvre à la cueillette puis pour les travaux au champ», explique le vice-président, Jean-François Bourdages. 

Ce dernier constate que ce n’est pas parce que le taux de chômage est élevé dans la région qu’il est plus facile de trouver des travailleurs. «L’hiver souvent on a des banques de noms de plusieurs centaines de personnes qui sont disponibles au travail l’été, mais quand on arrive dans la saison estivale et puis qu’on appelle, beaucoup se sont trouvés d’autres emplois. Puis, on a eu des problématiques et comme je l’expliquais, c’est un peu pareil partout au Québec sur les entreprises agricoles, beaucoup fermeraient si elles n’avaient pas accès à des travailleurs étrangers», précise-t-il.

Selon le gouvernement fédéral, le secteur agricole primaire n’est pas touché par ces changements. Sur le terrain, ce n’est pas le même constat. «Il y a de la documentation supplémentaire, des affichages de postes qu’il faut faire. Je dirais que Service Canada nous sert un peu les reines», affirme le vice-président.

Les propriétaires de la ferme ont appris hier qu’ils pourraient bel et bien compter sur de la main-d’œuvre étrangère. Habituellement, la confirmation se fait beaucoup plus tôt. «Présentement, les travailleurs devraient être ici vers le début du mois de juillet. On espérait les avoir un peu avant, mais toutes ces lourdeurs ont fait en sorte qu’il va y avoir un léger retard dans l’arrivée des travailleurs», conclut ce dernier.

Mais ce retard sera balancé par un début de saison qui, lui aussi, s’est fait attendre.

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