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Toutes les municipalitardins communautaires Les deux mains dans la terre

Publié le 11 juin 2014 à 17 h 06
Auteur :
Léa Beauchesne
Toutes les municipalités d'Avignon ont maintenant leur jardin communautaire. Une activité surprenante qui permet de se réapproprier la terre et qui s'inscrit dans une logique de développement durable.

Le Centre d’initiation à la recherche et d’aide au développement durable (CIRADD) qui a permis à ces jardins de fleurir. La première année, trois jardins ont vu le jour. L'année suivante, on en comptait déjà sept. On en retrouve maintenant onze, s’étendant dans toute la MRC.

À première vue, le jardinage peut sembler banal. David Bourdages, directeur général du CIRAD, explique toutefois le rôle important que peut remplir cette activité: « Les jardins communautaires permettent à nos municipalités de devenir plus autonomes, qu’elles puissent se prendre en charge. Les jardins favorisent l'auto-suffisance.»

Jardinière passionnée, Sylvie Gallant coordonne le jardin de St-Alexi-de-Matapédia. « On s’est rendu compte que si on s’organisait ensemble, c’était beaucoup plus facile. Tu fais venir un tracteur un fois, tu fais venir de l’engrais une fois. Les gens ont beaucoup de plaisir ici! En jardinant, on a de bons légumes frais et bio.»

Ici dans Avignon, les jardins ont entre autre été mis sur pied pour devenir de nouveaux lieux de socialisation. « Anciennement, on avait les parvis de l’église, on avait certains lieux. Dans les petites municipalités, on perd les caisses, on perd les bureaux de postes. Les lieux de socialisation ne sont plus là», explique le directeur du CIRADD. 

L'un des membres du jardin de St-Alexis, Jacques Dufour explique qu'il adore cette nouvelle activité, qui lui offre plus que des légumes: « Souvent, on passe du côté de la rue, on fait signe bonjour, mais on se parle pas plus que ça. Tandis qu’ici, on échange!»

Le  regain de ce type de jardinage s’inscrit dans une démarche de conscientisation sociale déjà bien entamée. Selon Sylvie Gallant, ce retour aux sources est normal:« Les gens commencent à lire les étiquettes. On se demande d’où vient la nourriture. La nourriture qui voyage tant de milliers de kilomètres pour arriver sur notre table...quand on peut prendre une petite marche puis aller chercher sa carotte fraîche, sa laitue fraîche. Je pense qu’il y a vraiment un éveil la dessus.»

Jardiniers d’expérience ou néophytes, tous peuvent participer en communiquant avec leur municipalité.


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