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Bonaventure Les citoyens se tiennent debout

Publié le 13 juin 2013 à 11 h 21
Auteur :
Jessica Lamarre
Le Forum sur les hydrocarbures s’arrêtait à Bonaventure, mercredi soir. Cette deuxième version du Forum traitait des aspects socio-économiques. Cependant, les principales inquiétudes des gens dans la salle étaient d’ordre environnemental et ils se hâtaient de prendre parole, de réagir aux déclarations du panel.

 

En mars dernier, la forme du premier Forum avait été critiquée par plusieurs participants à Bonaventure. Encore une fois mercredi, plusieurs ont trouvé la formule d’échange et le choix des questions déficients. «Quand on discute, quelqu’un exprime une opinion, on a envie de réagir, c’est plaisant de pouvoir le faire. Là c’est comme fermé. Il y a des personnes qui s’expriment, c’est juste d’un sens, y’a pas de retour», déclare une citoyenne.

 

L’atmosphère était tendue. Plusieurs citoyens ont voulu s’exprimer rapidement. Le panel a eu peine à entamer la discussion, l’animateur a dû rappeler à l’ordre plusieurs fois.

 

Plusieurs inquiétudes ont été soulevées quant à l’eau, aux possibilités de contamination par les procédés de fracturation pour les puits de pétrole. Symboliquement, les gens se sont levés pour amener au panel de l’eau potable de leur puits.

 

La présence en tant que panelliste de Mario Lévesque, lobbyiste enregistré pour l’industrie pétrolière et président de l’association québécoise des fournisseurs de services pétroliers et gaziers du Québec, a été dénoncée. Lors de ses interventions, les mots «charabia de l’industrie» et «manque de crédibilité» surgissaient parmi les participants. «Je l’ai dit en partant, je suis favorable à l’industrie, je travaille dans cette industrie-là, au Québec on se doit d’être enregistré comme lobbyiste quand on veut parler au gouvernement», rétorque-t-il.

 

La question de la place des premières nations a été soulevée, ils sont peu consultés dans le développement de l’industrie pétrolière en Gaspésie. «Quand on a signé nos traités, tout ce qu’on a demandé c’est de partager les ressources. Mais en ce moment ça ne se passe pas», a dénoncé au micro une jeune femme de la nation Micmac.

 

Chose certaine, c’est que les Gaspésiens ne sont pas prêts. Les mots BAPE et moratoire étaient sur toutes les lèvres. Plusieurs désirent avoir des alternatives au pétrole. «Nous devons utiliser nos surplus d’électricité pour remplacer le pétrole que nous importons. C’est beaucoup plus efficace et beaucoup plus déterminant pour notre économie», explique  un des panellistes et directeur général de l’Institut de recherche en économie contemporaine, Robert Laplante.

 

La tournée du Forum prend fin jeudi soir aux Îles-de-la-Madeleine. Jessica Lamarre, Bonaventure.

 

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