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115 emplois en péril Le milieu sylvicole s'inquiète

Publié le 1 mai 2013 à 15 h 16
Auteur :
Jean-Simon Landry

Plus de 200 travailleurs du milieu sylvicole gaspésien ont manifesté mercredi matin à Caplan devant les bureaux du ministère des Ressources naturelles.

 

Ils revendiquent le rehaussement des budgets alloués par Québec. Si rien ne change, les 10 millions manquants par rapport à 2012 occasionneront de nombreuses pertes d’emplois.

 

 « C’est 115 personnes qu’on ne pourra pas rappeler au travail », concède René Babin, directeur général de la Coopérative d’aménagement forestier de la Baie des Chaleurs.

 

En un an, l’enveloppe régulière allouée aux travaux sylvicoles est passée de 75 à 65 millions. Les onze membres du Collectif des entreprises sylvicoles gaspésiennes ne pourront donc pas rappeler 115 de leurs 800 sylviculteurs au travail.

 

« La majorité des gens qui perdent leur emploi ont passé leur vie en forêt, raconte Jean-Christophe Élément, directeur général de la Coopérative d’aménagement forestier des MRC Côte-de-Gaspé et Rocher Percé. On ne peut pas les recycler en n’importe quoi. On demande à la première ministre et à madame Ouellet de trouver une solution, de trouver des enveloppes, afin de sauver 115 emplois et 115 familles en Gaspésie. »

 

René Babin qualifie la foresterie de pilier de l’économie gaspésienne. Selon lui, il serait logique d’investir dans cette industrie dont les travaux sylvicoles sont la base.

 

« Investir en forêt en Gaspésie c’est rentable économiquement, argumente René Babin. Ça amène du bois pour les années futures. On veut créer une structure qui va être en place et qui sera permanente. »

 

Pression chez les travailleurs

 

Les premiers à ressentir cette incertitude sont évidemment les travailleurs eux-mêmes.

 

Onil Hébert est chanceux. Il a appris lors de la manifestation qu’il aurait un emploi cet été.

 

 « Surtout que vous me filmez...Je vais vous rendre votre argent, dit le membre de la Coopérative BDC en s’adressant à ses créanciers. Je travaille maintenant. Je sais que je vais travailler. J’en suis bien content. »

 

D’autres sont touteois moins chanceux que lui. Ces jours-ci, ils vivent un stress constant.

 

« Est-ce que je vais tout perdre? Est-ce que je vais me ramasser sur le bien-être social et tout perdre? Tu te casses la tête assez aujourd’hui », se désole Magella Dupuis, travailleur forestier de 40 ans.

 

À moins d’un changement, Réal Bujold et sa femme ne seront pas rappelés au travail par leur employeur. Le couple se retrouvera sous peu sans revenu.

 

« [Notre chômage] achève et on ne sait pas quoi faire, s’inquiète l’homme. On va chercher ailleurs pour voir si on ne peut pas trouver quelque chose. Dans la région et en dehors de la région. »

 

Aux dires du Collectif des entreprises, le 1er juin est une date butoir. Si les budgets 2012 ne sont pas reconduits d’ici là, 115 personnes ne seront pas capables de compléter leurs timbres de chômage en 2013.

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