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Gaspésie Le défi est grand pour la Société du chemin de fer

Publié le 12 février 2015 à 08 h 54
Auteur :
Jessica Lamarre
Le défi est grand pour la Société du chemin de fer de la Gaspésie qui devra, d’ici 14 jours, présenter un plan de relance qui lui permettra à la fois de poursuivre ses opérations à long terme et de rembourser ses créanciers, autour de 115 en tout, pour une somme de totale de 3,6 M$.

 

Récemment, Développement économique Canada a annoncé qu’il pourrait s’ajouter à la liste pour 10 millions de dollars. Si tel était le cas, la somme à rembourser passerait à 13,6 millions dollars.

 

Développement économique Canada avait investi dans le rail gaspésien en 2007 afin de permettre la création de la Société du chemin de fer. Une clause bien précise était attachée à cet investissement, qui disait que l’accord ne tenait plus du moment que le rail était démantelé, mis en faillite ou que ses opérations étaient complètement arrêtées.

 

Pour le moment, la Société du chemin de fer n’en tient pas compte, explique le président, Éric Dubé : «Moi je ne le compte pas là-dedans parce que si je le compte, ça veut dire qu’on a décidé de faire faillite! Ce qu’on va négocier avec Développement économique Canada, c’est que si notre plan de relance est accepté, ils pourraient accepter de remettre leur clause de côté, comme c’était avant.»

 

La Société du chemin de fer est sous la protection de la loi sur la faillite depuis la fin novembre. Jusqu’à maintenant, elle a bénéficié de deux extensions pour lui laisser le temps de préparer le plan de relance qu’elle présentera. Le plan est prêt, confirme Éric Dubé. Actuellement le gouvernement du Québec l’étudie pour voir jusqu’où il pourrait s’impliquer.

 

La Société du chemin de fer attend toujours des nouvelles de ce côté. Il ne serait donc pas impossible qu’une nouvelle extension soit accordée, mais ce n’est pas avantageux pour la Société, puisque pendant ce temps, le maintien des opérations continue de coûter 25 000 $ par semaine.

 

Éric Dubé avoue que le risque de faillite est présent, mais il demeure optimiste et souhaite vraiment pouvoir tourner la page sur les erreurs du passé pour que toute la région puisse profiter du plein potentiel du rail.

 

Autour du rail gravitent environ 500 emplois dans la Baie-des-Chaleurs. De plus, la survie de plusieurs contrats d’entreprises clientes du rail est conditionnelle à son maintien. À titre d’exemple, le contrat d’envergure qu’a récemment décroché Rail GD pour la refonte des luxueux wagons du train touristique des Rocheuses de Rocky Mountaineer, serait impossible à honorer sans le chemin de fer.

 

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