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New Carlisle Le Tribunal administratif entend les expropriés de New Richmond

Publié le 20 septembre 2013 à 10 h 40
Auteur :
Jessica Lamarre
Raynald Murphy et Léopold Audet ont fait entendre leur cause devant le Tribunal administratif du Québec cette semaine à New Carlisle. Les deux hommes de New Richmond ont été expropriés de leur terre à bois par Hydro-Québec en août 2012. Ils demandent un dédommagement à la société d’État.

 

Il y a deux ans jour pour jour, Léopold Audet recevait la visite d’Hydro-Québec. La société d’État avait besoin de son accord pour construire une ligne électrique qui passe sur une partie de sa terre. On lui offre 3 300$, il refuse. Scénario similaire chez Raynald Murphy. S’en suit une croisade peu reposante pour les deux hommes.

 

«Ça m’a pris deux ans de travail, de dépenses. Comme là, juste venir ici, c’est la quatrième fois et ça me coûte 100 km chaque fois», déclare M. Audet.

 

Les demandeurs déplorent l’écart des ressources monétaires entre eux et la société d’État. «On n’a pas l’argent pour avoir des témoins, ce qu’Hydro-Québec peut se permettre d’avoir», souligne M. Murphy.

 

Léopold Audet et Raynald Murphy réclament respectivement 67 000 $ et 63 000 $ en dédommagement à Hydro-Québec. M. Audet considère essentiellement les dommages sur sa terre, l’arrogance et  l’intimidation faite par les employés d’Hydro-Québec. Il estime également subir une perte de jouissance irréversible : «C’était un beau coin. C’est un petit ruisseau où on aurait pu aller pêcher. Finalement, il est détruit.»

 

Raynald Murphy souligne également des dommages moraux et matériels, en plus de la perte de son territoire de chasse : «Ils l’ont détruit pour environ 10 ans. Il n’y a plus de végétation, il n’y a plus rien, c’est fini pour 10 ans. C’est sûr qu’un chevreuil adulte avec des cornes ne passera plus jamais là de sa vie le jour.»

 

Raynald Murphy estime aussi la valeur du bois qu’il aurait pu exploiter sur son lot à 30 000 $. Cependant, l’ingénieur forestier d’Hydro Québec contredit ses méthodes de calcul et juge la demande trop généreuse.

 

Un témoin d’Hydro Québec réfute un autre point des demandeurs en affirmant que si des gardiens de sécurité ont empêché les hommes d’aller sur leur terre, c’était pour leur protection durant les travaux.

 

Les juges ont maintenant 90 jours pour délibérer, après quoi la réponse du tribunal sera rendue.

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