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Nouveau-Brunswick La pauvreté encore présente au N.-B.

Publié le 11 mars 2016 à 13 h 19
Auteur :
Annie Levasseur

Le Nouveau-Brunswick compte environ 200 sans-abris. Un nombre recensé lors d’un dénombrement effectué du 19 au 22 février. Ces chiffres ne surprennent pas les intervenants du domaine de la pauvreté. Les logements abordables sont, selon eux, une solution pour enrayer le problème.

« À moins d’avoir un logement subventionné, ces personnes-là sont vraiment laissées à elles-mêmes », affirme le porte-parole du Comité des 12 pour la justice sociale, Claude Snow.

Sur les 200 sans-abris recensés dans quatre villes du Nouveau-Brunswick, 13 sont à Bathurst. C’est à Moncton qu’on en compte le plus avec 77.

« On essayait vraiment de trouver toutes les personnes que l’on pouvait, mais on voulait un minimum », indique la coordonnatrice assistante pour le dénombrement de Moncton, Chantal Landry.

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De mars 2010 à mars 2016, le nombre de familles qui bénéficient d’aide sociale est passé d’un peu plus de 24 000 à environ 23 600 dans la province. Le nombre pour les personnes seules a aussi diminué passant de près de 40 000 à un peu plus de 37 354 pour la même période. C’est encore trop élevé pour une population d’environ 750 000 habitants selon le militant pour la justice sociale, Claude Snow. Il croit qu’il faut plus de logements abordables.

« Ça leur donne seulement 576 $ par mois. Ça ne leur permet pas d’avoir un appartement (…) demande beaucoup plus de logements subventionnés pour loger ces personnes-là », dit-il.

« Ce n’est pas nécessairement qu’il y a un manque de refuges, mais le problème a toujours été un manque de logements abordables (…) 100 % ont dit qu’ils voulaient un logement permanent et non juste quelque chose de transitoire », explique Chantal Landry.

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De plus, il faut avoir une adresse civique pour être bénéficiaire d’aide social. Un luxe que les sans-abris ne peuvent se payer.

« Le ministère a dit qu’ils pouvaient donner l’adresse d’un centre d’hébergement et que ce serait accepté comme adresse temporaire. Là où il n’y a pas de centre d’hébergement, qu’est-ce que l’on fait ? », ajoute Claude Snow.

À la banque alimentaire Au rayon d’espoir de Tracadie, le nombre d’utilisateurs augmente. 585 personnes ont reçu des boîtes de nourriture en janvier et février. C’est 115 de plus que l’an passé.

« Si je prends l’année 2015, on a rendu service à plus de 3000 personnes (…) C’est pour des familles et des personnes seules. C’est parfois des employés qui ne font pas leurs heures complètes ou des personnes qui sont en attente de chômage », mentionne le directeur de la banque alimentaire et vestimentaire Au rayon d’espoir, Roger Saint-Pierre.

5 700 emplois ont été perdus dans la province en février et le taux de chômage est passé de 9,3 à 9,9 %.

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