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Gaspé La Gaspésie: une pionnière dans le secteur pétrolier au Québec

Publié le 9 février 2015 à 15 h 08
Auteur :
Jessica Lamarre
La Gaspésie est le théâtre de grandes premières dans le secteur pétrolier au Québec. Le mois dernier, du pétrole a été extrait d’un puits horizontal pour la toute première fois en province en enregistrant, de surcroit, un débit encore jamais atteint. On croit bien, dans un avenir proche, pouvoir faire le commerce du pétrole en terrain gaspésien.

 

À un peu plus de 20 km du centre-ville de Gaspé, Galt 4 semble rendre une première production commerciale de pétrole en sol québécois de plus en plus tangible.


«Où se passe le développement des hydrocarbures au Québec? En Gaspésie, en particulier dans le secteur de Gaspé», lance le maire de Gaspé, Daniel Côté. En effet, le mois dernier, Gaspé passait à l’histoire. 2017 barils de pétrole léger ont été extraits d’un puits horizontal en deux semaines. Une première.


Le débit a dépassé les espérances de son exploitant, Junex, qui durant 6 jours consécutifs a maintenu un rythme de 161 barils de pétrole.«C’est la première fois qu’on voit un débit comme ça. Le défi, c’était de trouver du pétrole en quantité commerciale et nous croyons l’avoir trouvé», se réjouit le président, Peter Dorrins.

 

Tout près du centre-ville de Gaspé, Pétrolia est également bien prêt du but avec Haldimand. La moitié des permis de l’entreprise est située en Gaspésie, une superficie totale de 8000 km2. «Les projets en Gaspésie sont plutôt d’envergure régionale. Ceci étant dit, les revenus sont assez importants. Si on prend seulement Haldimand, si on peut l’amener en production, on parle de revenus potentiels entre 500 millions et 1 milliard de dollars seulement pour 9 km2 de permis», explique le PDG de Pétrolia, Alexandre Gagnon.

 

Un baril de pétrole gaspésien coûte autour de 20$ à produire. Malgré la chute du prix du brut à près de 50$ le baril, les profits demeurent bien présents. D’autant plus que le pétrole qu’on y a extrait jusqu’à maintenant est d’une qualité incomparable, selon Peter Dorrins: «Un pétrole très léger, il n’y pas de souffre dedans. En anglais, on l’appelle light sweet oil. C’est ça qu’on a, c’est magnifique!»

 

Un pétrole plus propre que celui des sables bitumineux et qui coûte moins cher à produire et à raffiner. Le produit satisfait déjà l’industrie constate M. Dorrins: «Les 2017 barils qu’on a produits durant le test ont déjà été transportés à la raffinerie de Lévis. Il y en a peut-être quelques gouttes dans votre réservoir d’auto!»

 

Junex pourrait faire une demande de bail d’exploitation à la mi-2016 pour se lancer dans la production commerciale. Le maire de Gaspé constate que la région sert d’incubateur à l’industrie. La Gaspésie deviendra-t-elle la référence au Québec en terme de pétrole ? «On veut mettre sur place un Technocentre des Hydrocarbures. Tant qu’à aller de l’avant avec ce type de développement, aussi bien développer une expertise et les emplois qui vont avec», souligne Daniel Côté.

 

Une expertise qui pourrait être transférable si d’autres secteurs, comme Anticosti, passaient en mode commercial.

 

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