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Val-Comeau Grève des homardiers, les pêcheurs du Nord suivent le mouvement

Publié le 10 mai 2013 à 17 h 17
Auteur :
Annie Levasseur

Tous les pêcheurs de la péninsule acadienne, la région Chaleur et le sud du Nouveau-Brunswick sont en grève aujourd’hui.


Ils veulent au moins 4 $ pour être rentables. Les pêcheurs du Nord ont voté, jeudi soir, pour appuyer les homardiers du Sud qui sont en grève depuis mercredi.


Les quais de la péninsule acadienne étaient remplis de bateaux, vendredi matin. Aucun pêcheur n’est sorti en mer.

 

Christian Brun est le porte-parole de l’Union des pêcheurs des Maritimes : « Tous ces gens-là disent qu’ils n’ont plus confiance dans le système de détermination des prix. On n’a aucune explication de la part des gens qui amènent ce homard-là au marché (...) On voit l’évolution des choses depuis plusieurs années. Ce n’est pas spontané. »

 

Les homardiers reçoivent entre 3 $ et 3, 50 $ la livre. Ils ont besoin de 4 $ la livre pour être rentables.

 

Herménégilde Robichaud est pêcheur de homard à Val-Comeau : « Nous autres, les pêcheurs, on a fait notre part. On a augmenté les mesures. On a agrandi les cages pour laisser les petits homards. On a fait tout ce qu’il y avait à faire (...) Ça fait 40 ans que je pêche et on n’a jamais pu savoir un prix. »

 

Les pêcheurs blâment les courtiers qui achètent le homard aux usines de transformation pour ensuite le revendre.

 

« Le marché a embarqué dans une crise de panique parce qu’il veut vendre le homard à tout prix. Celui qui est pêché maintenant, ils veulent le vendre à tout prix et ils le donnent, déplore Réjean Comeau, un pêcheur de Val-Comeau. Nous sommes les derniers de l’échelle. S’il a moins d’argent, ils en donnent moins à l’usine et, etc. »

 

Une journée de grève représente des pertes de 2000 à 3000 $ pour les pêcheurs de la péninsule acadienne. Les pertes sont plus considérables pour les homardiers du Nord parce que leurs meilleures prises sont en mai. Ceux du Sud récoltent plus de homard en juin.

 

« Le pire, c’est que tu ne peux pas te reprendre dans le mois de juin. Le homard on le prend parce qu’il a faim et qu’il mange présentement. Quand il sera plein, il va arrêter de manger. On ne peut pas dire qu’on ne pêche pas pendant une semaine et qu’on va le prendre au mois de juin », ajoute Réjean Comeau.

 

Les pêcheurs de Baie-Ste-Anne et de Pointe-Sapin, dans le sud de la province, sont en grève depuis mercredi. La situation est évaluée au jour le jour. Les pêcheurs doivent voter vendredi soir ou samedi matin pour reconduire la grève.

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