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Santé pulmonaire Gare au radon dans nos maisons

Publié le 9 avril 2013 à 15 h 13
Auteur :
Isabelle Larose

Selon une enquête menée par Santé Canada, une maison sur quatre en Gaspésie est exposée à des concentrations de radon supérieures à la recommandation canadienne. Ce gaz issu de la désintégration de l’uranium est la première cause de cancer du poumon chez les non-fumeurs.

 

Le radon est incolore, inodore et insipide, mais il est loin d’être inoffensif. Lorsque ce gaz s’échappe du sol et qu’il est emprisonné dans les maisons, il peut constituer une menace pour la santé.

 

« C’est un gaz qui est radioactif, explique le spécialiste en radiation chez Santé Canada, Mathieu Brossard. Ce gaz-là finit par former des particules qu’on respire et qui vont se déposer dans les poumons. »

 

Selon Santé Canada, 25 % des maisons gaspésiennes sont aux prises avec des concentrations trop élevées de radon, ce qui constitue le taux le plus élevé au Québec. Ce risque accru s’explique par la nature et la porosité du sol gaspésien.

 

« Le contact avec le sol ce n’est jamais étanche une fondation de maison », rappelle M. Brossard.  

 

Les fissures dans les fondations, les joints de tuyaux mal faits, les sous-sols en terre battue sont autant d’endroits par lesquels le radon s’infiltre dans les maisons.

 

Dans une vieille maison de Carleton-sur-Mer, le spécialiste descend au sous-sol pour repérer les indices d’infiltration du radon. « Ici, le sous-sol est un vide sanitaire, explique-t-il.  Le sol du vide sanitaire est exposé donc c’est probablement la plus grande source de radon dans la maison ici. »

 

« Si le radon est à un niveau préoccupant dans la maison, bien, c’est par ici qu’il rentre il peut voyager par les murs de béton parce que les blocs sont creux », poursuit-il.

 

Il est possible de se procurer des appareils pour mesurer la concentration de radon dans sa maison. Le test doit s’étendre sur plusieurs mois pour avoir des mesures fiables

 

« Avec le radon, il faut être patient parce que les concentrations varient beaucoup d’une journée à l’autre, d’une semaine à l’autre et même d’une saison à l’autre », explique le spécialiste en radiation.

 

Si la concentration dépasse la norme, il est possible d’agir.

 

« Il existe des petits drains de plancher qui sont à l’épreuve des gaz », mentionne le représentant de Santé Canada avant d’énumérer plusieurs autres moyens.

 

Au-delà de sceller les fissures, la mesure corrective la plus efficace est la dépressurisation du sol. Cela consiste à aspirer le radon à l’aide d’un ventilateur avant même qu’il s’infiltre dans la maison.

 

« Ça se mesure facilement et ça se corrige facilement, il n’y a pas de raison de vivre avec ça », conclut M. Brossard.

 

Un appareil pour mesurer les concentrations de radon coûte moins d’une centaine de dollars. Il s’agit d’un bon investissement pour connaître les risques auxquels vous exposez vos poumons.

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