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100e anniversaire des Cercles de Fermières Fermières jusqu'au bout des doigts

Publié le 24 septembre 2014 à 16 h 26
Auteur :
Léa Beauchesne
Elles ont longtemps joué un rôle de premier plan dans nos villages. Aujourd’hui elles sont un peu plus en retrait mais toujours aussi actives. Les Cercles de Fermières fêtent leur 100e anniversaire cette année. Rencontre avec ces dames attachantes, gardiennes des traditions.

 

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Lucette Thibodeau cumule une dizaine d’année en tant que présidente régionale des Fermières : «Je suis responsable des cercles de St-François d’Assise à Cap-Chat. C’est-à-dire 40 cercles. 1622 fermières.»

 

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Fermière jusqu’au bout des doigts, elle défend son titre : «Tu sais, il y avait un mot qui se disait un moment donné : les Fermières c’est une gang de placoteuses. Mais ce n’est pas ça! Ce sont des personnes qui veulent apprendre!»

 

Aujourd’hui, une cinquantaine de fermières de chaque Cercle de la région sont réunies : c’est la journée des arts textiles, une rencontre annuelle où elles apprennent, ou réapprennent, d’anciennes techniques d’artisanat.

 

La présidente montre avec fierté l’une de ses créations, une magnifique écharpe : «Ça, c’est de la dentelle à la fourche. Avec de la laine épaisse comme ça, ça peut prendre une semaine à faire, en mettant peut-être 4 à 5 heures par jour.»


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Après avoir assimilé ces nouveaux savoirs, les Fermières s’affrontent annuellement dans un concours dont les thèmes sont imposés par la Fédération.

 

«Cette année, c’est la dentelle à la fourche, la chaussette, le pyjama d’été, la poupée ancienne et, au tissage, un napperon summer and winter», explique la présidente.

 

Des femmes de leur époque

Avec leur cent ans d’histoire, les Cercles de Fermières ont une mission qui a bien changé. Au départ, on visait surtout à amener les femmes hors de leur cuisine. Aujourd’hui, c’est plutôt une question de transmission des traditions.

 

La Fermière d’expérience rigole en racontant les origines de ces groupes : «C’est un agronome qui fondait un cercle. Un gars qui formait un cercle de femmes! Aujourd’hui, c’est l’artisanat qui est important. On garde le patrimoine artisanal et culturel.»

 

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Les Cercles de Fermières demeurent des lieux de rencontre, comme l’explique l’une d’elles : «C’est ça les Fermières», dit-elle en pointant autour d'elle. «C’est qu’on se rassemble. On apprend de nos aînées, puis on montre à nos plus jeunes. C’est certain que c’est agréable le partage et des réunions comme celle d’aujourd’hui.»

 

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Elles consacrent également du temps aux œuvres caritatives et vont même dans les écoles pour apprendre aux jeunes des techniques d’artisanat. Lucette Thibodeau aime beaucoup ces moments privilégiés avec les autres générations : «Je vais vous dire que les enfants adorent ça eux aussi. Puis ils arrivent à la maison et disent à leur mère : «J’ai fait ça aujourd’hui! Les fermières, elles m’ont montré ça!» Ces mamans-là se disent ensuite qu’elles pourraient s’y mettre elles aussi et à un moment donné, tu vois une fermière arriver pour s'inscrire.»

 

Plusieurs expositions et démonstrations sont organisées partout en Gaspésie pour les Journées de la Culture. De vendredi à dimanche, vous pourrez y découvrir le résultat  de ces années de travail et de transmission des savoirs.

 

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