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Bonaventure Éleveurs à 22 et 23 ans

Publié le 12 février 2015 à 16 h 40
Auteur :
Jessica Lamarre
Les jeunes qui prennent le chemin de l’agriculture se font plutôt rares de nos jours. À 22 et 23 ans, un couple de Bonaventure se lancera bientôt dans la vente de viande caprine. Au Québec, la chèvre est très peu consommée. Le défi : l’intégrer dans les habitudes alimentaires des Gaspésiens.

 

Éliane Gélinas-Frenette et Vincent-Olivier Bastien ont étudié en tourisme d’aventure. Bien qu’ils souhaitaient se rapprocher de la terre, rien ne les prédestinait à devenir éleveurs. «On y pense depuis l’année passée. Quand on a visité la ferme Natibo, on a eu un coup de cœur, c’est pour ça qu’on a décidé de partir avec la chèvre nubienne», explique Éliane Gélinas-Frenette.

 

Pour le moment, une cinquantaine de chèvres sont en engraissement. Les premiers tests de production commenceront très bientôt. «Notre projet c’est de valoriser le chevreau laitier, qui provient d’élevages qui font principalement du lait. C’est un test, peu de gens au Québec le font», témoigne Vincent-Olivier Bastien.

 

La viande de chèvre a plusieurs particularités intéressantes. Aussi protéinée que le bœuf, elle est très faible en gras et son goût est plus délicat que celui du gibier ou de l’agneau. Bien qu'elle soit la viande rouge la plus consommée au monde, M. Bastien constate qu’on la connaît moins en Amérique du Nord. «C’est difficile quand on reçoit un morceau de viande de l’apprêter si ce n’est pas dans notre culture donc on veut commencer par des produits plus faciles, comme la saucisse. C’est un produit qui permet de goûter la chèvre et de l’apprêter facilement».

 

Les journées commencent tôt et finissent tard pour les deux éleveurs, qui conservent un emploi à travers leur travail à la ferme, explique Éliane Gélinas-Frenette : «Ça devient un mode de vie. Tu te lèves le matin, tu vas aux animaux. Après le travail tu reviens, tu t’occupes des animaux. C’est comme si on avait deux emplois à temps plein.»

 

Par leur expérience, le couple encourage fortement un retour à la terre. «En Gaspésie, il y a tellement de surfaces non exploitées, non valorisées. Pour certaines personnes ça peut se faire à plus petite échelle, avoir un jardin, acheter localement, s’impliquer bénévolement sur des fermes», croit l’éleveur. «Notre but à nous c’est vraiment de devenir travailleurs autonomes, travailler à la maison, on commence tranquillement, on va voir comment ça va aller. Tout ce qu’on espère c’est que notre entreprise va bien fonctionner», ajoute sa complice.

 

Le couple a l’intention de présenter ses premiers produits dans les marchés publics de la Baie-des-Chaleurs cet été, mais éventuellement, ils voudraient pouvoir les vendre directement à leur ferme.

 

 

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