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Gaspé Du pétrole et des débats

Publié le 10 février 2015 à 15 h 27
Auteur :
Jessica Lamarre
Pour l’industrie pétrolière, la pointe gaspésienne est vue comme un géant pétrolier en dormance, alors que dans les yeux de plusieurs, c’est plutôt la beauté de son milieu naturel qui retient l’attention. Chose certaine, le développement de l’industrie du pétrole divise.

 

 «Ici, ce n’est pas un endroit pour ça.

Ici, c’est la mer, la forêt, les rivières, les lacs,

c’est un endroit agricole.» - Un citoyen

 

Deux entreprises sont déjà bien installées sur le territoire de Gaspé : Pétrolia et Junex. À plus de 20 km du centre-ville, Junex ne soulève pas les passions comme le fait Pétrolia avec Haldimand. «Là, on est à 300 mètres des maisons. Là, on est à proximité du centre-ville, on est tout près des sources d’eau potable des citoyens, il y a un puits d’eau potable à 800 mètres du forage. C’est là que les gens sont beaucoup plus frileux», décrit le maire de Gaspé, Daniel Côté.

 

Ce sont les résidences de la rue Forêt dans le secteur de Sandy Beach qui sont les plus près du puits de Pétrolia. Un résident de cette rue dit se sentir impuissant : «Comme c’est là, on ne peut pas y faire rien. Ce sont des grosses compagnies, il n’y a rien à faire avec ça.»

 

«En étant à 500 mètres d’une source d’eau potable, la limite permise est de 200 mètres alors nous sommes 2 fois et demie plus loin que la réglementation la plus sévère en Amérique du Nord», plaide de son côté le PDG de Pétrolia, Alexandre Gagnon.

 

Au regroupement Ensemble pour l’avenir durable du Grand Gaspé, Haldimand est devenu le cheval de bataille principal. La présidente, Lise Chartrand, est consciente que Pétrolia n’est pas la première pétrolière à s’établir près d’une zone résidentielle. «Mais nous ce qui nous inquiète, c’est ce qui se passe sous le sol. Nos scientifiques sont unanimes là-dessus, on ne peut pas aller de l’avant, c’est trop risqué.»

 

«Est-ce que le risque en vaut la chandelle.

C’est la question qu’on pose.»

-Daniel Côté, maire de Gaspé

 

La Ville de Gaspé n’a pas sondé officiellement sa population. Pétrolia l’a fait. Selon les sondages commandités par l’entreprise, 70% des citoyens appuient le développement de l’industrie.

 

Le maire croit que sa population n’est pas fondamentalement contre, mais que les résidents ont peur des risques souvent associés à ce type d’industrie : «Le risque, si on était capable de le calculer, on aurait un oui ou un non. On n’est pas dans une zone blanche ou une zone noire dans l’exploitation pétrolière, on est dans une zone grise.»

 

«En cas de contamination, ce serait irréversible.

Une eau contaminée aux hydrocarbures c’est impossible à

 remettre comme c’était avant.» -

Lise Chartrand, Ensemble pour l’avenir

durable du Grand Gaspé.

 

Selon Daniel Côté, l’exploration et l’exploitation pétrolière ne créent toutefois que très peu d’emplois : «Ça pourrait créer une dizaine ou une quinzaine d’emplois. Si le potentiel est immense, peut-être quelques dizaines.» La municipalité ne reçoit aucun revenu de la présence d’entreprises pétrolières sur son territoire.

 

Si le commerce de pétrole voyait le jour, l’industrie croit pouvoir stimuler l’économie locale. Par quelques emplois locaux, mais aussi par le dynamisme que pourrait amener la venue de travailleurs de l’extérieur. Quant aux redevances, c’est la province qui les retire.

 

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