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Méthemphétamine, un fléau Drogues de synthèse, des peines plus sévères

Publié le 12 février 2014 à 16 h 30
Auteur :
Maie-Pierre Beaubien

Une récente étude de la Sûreté du Québec dévoilait cette semaine que l’industrie des drogues de synthèse prend des proportions alarmantes au Québec.


Un fléau qui existe aussi au Nouveau-Brunswick. À Edmundston, le tribunal a décidé de serrer la vis. Les peines seront désormais plus sévères.


La méthamphétamine a frappé fort au début des années 2000.


Lyette Hébert travaille au Comité d’action vers une communauté sans drogue : « Il y a 7, 8 ans, quand la méthamphétamine a rentré en région, on a comme paniqué un peu, au niveau de nos jeunes de l’abandon scolaire. »

 

Dès l’âge de 14 ans, les jeunes commencent à consommer cette drogue de synthèse hautement addictive.


André Madore est chef adjoint administratif à la Force policière d’Edmundston : « Abordable, pas ‘chérante’, facile à produire (…) Ces produits-là sont dangereux. Ça ruine des vies. »

 

« Ils vont devenir épuisés. Ils ne peuvent plus fonctionner. Ils ne peuvent plus se lever le matin, venir à l’école. Il y a une perte d’appétit. Il y a une perte de poids importante, puis des problèmes au niveau de l’anxiété, paranoïa. »


Prévention en bas âge


La police, les intervenants sociaux et le milieu scolaire ont décidé d’unir leur force en formant le Comité d’action vers une communauté sans drogue. La prévention débute dès la 6e année. Malgré tout, le trafic continue.

 

« Dans les 2 dernières années, on a assisté à une augmentation majeure des cas de méthamphétamines avec les conséquences qui s’y rattachent. On voit une augmentation des crimes », indique le Procureur de la Couronne, Me Pierre Roussel.

 

Les policiers multiplient les saisies, mais le problème, ce sont ces laboratoires de fortune, souvent implantés en plein quartier résidentiel.

 

« Si on arrête un, mais il y en a un pas bien loin en arrière qui est prêt à prendre sa place. Alors, c’est difficile à éliminer cette problématique-là, » soutient le policier André Madore.

 

En janvier, la juge Brigitte Volpé a décidé de serrer la vis. Le tribunal d’Edmundston lance un avertissement. Les peines impliquant des cas de drogues de synthèse seront désormais plus sévères.

« Par exemple, quelqu’un qui comparaissait pour une première infraction de méthamphétamine jusqu’à cette année pouvait s’attendre très facilement à une amende. Maintenant, il est possible qu’on devra s’attendre à un terme carcéral », précise Me Pierre Roussel.

 

« C’est une bonne nouvelle pour nous autres. Puis, il y a eu un cas juste récemment où ce qu’une personne qui était en possession d’une vingtaine de pilules, il a reçu une sentence de 6 mois de prison. Alors, on est vraiment content de ça », aux dire du Chef adjoint administratif à la police d’Edmundston.

 

Le but : dissuader les trafiquants. Mais l’appât du gain l’emportera-t-il sur le risque?


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