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Ristigouche Sud-Est Des citoyens croient que Gastem abuse

Publié le 11 septembre 2013 à 16 h 22
Auteur :
Jessica Lamarre
Imaginez : une municipalité de 175 habitants, poursuivie pour près de 1.5 M$. Ça pourrait être le cas de Ristigouche Sud-Est, qui a reçu la visite d’un huissier envoyé par la pétrolière Gastem, à la fin août. Est-ce que ce sera le prix à payer pour protéger l’eau potable de la municipalité?

 

En mars, Ristigouche Sud-Est adoptait un règlement pour limiter la distance des forages exploratoires à 2 km des plans d’eau potable. Cependant, Gastem était déjà installée sur une propriété privée de la municipalité et s’apprêtait à commencer ses activités.

 

«C’est la responsabilité de la municipalité de protéger l’eau des citoyens. Que ce soit un réseau d’aqueduc ou même l’eau de puits individuels. Ils ont bien agi en faisant ce qu’ils ont fait», estime le vice-président d’environnement Vert-Plus, Michel Goudreau.

 

«Nous, on était satisfaits, on avait un règlement. Il avait été élaboré sur celui de Gaspé qui avait été adopté en décembre», pensait alors le citoyen François Boulay.

 

Gastem a mis en demeure la municipalité, en mai. À la fin août, avant que le recours ne soit périmé, la compagnie a envoyé sa requête officielle. Une poursuite éventuelle de 1.463 M$.

 

«Moi j’ai subi un dommage. On m’a dit que oui, je pouvais procéder. Qu’est-ce qu’on fait maintenant avec l’argent qu’on a dépensé? Les gens qui ont investi dans notre compagnie pour procéder, qu’est-ce qu’ils font eux autres?», explique le président de Gastem, Raymond Savoie.

 

Ce dernier déplore que la municipalité ne l’ait pas consulté avant d’adopter son règlement : «On avait l’autorisation verbale de la municipalité, un consentement. Il y a eu des rencontres, des échanges.»

 

Pour les militants citoyens, la poursuite est abusive, considérant la bonne foi de la décision de la municipalité, et les coûts que ça pourrait engendrer. «C’est une poursuite abusive, une poursuite bâillon, et ça fonctionne. Le conseil municipal est totalement bâillonné, ils ne veulent émettre aucun commentaire», témoigne M. Boulay.

 

«Les coûts pour la municipalité ne sont pas si substantiels. Il y a des assurances. Les assurances couvrent les frais», défend Raymond Savoie.

 

Le comité de citoyens est prêt à aller chercher du renfort, selon François Boulay : «D’autres collaborateurs, d’autres experts légaux, d’autres avocats. On va approcher le Centre québécois du droit sur l’environnement.»

 

De son côté, Gastem déclare être ouvert aux propositions de solutions extérieures à une poursuite.

 

 

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