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Projet Harmonie Des arbres pour abattre les préjugés

Publié le 6 juin 2014 à 15 h 03
Auteur :
Léa Beauchesne

Depuis déjà six ans, une quarantaine de jeunes de 5e et 6e année se rassemblent aux abords de la rivière Restigouche afin d’y planter un millier d’arbres. Cette rencontre annuelle rassembleuse fait partie de la panoplie d’activités qu’organise le projet Harmonie pour briser les barrières entre les jeunes blancs et les jeunes Micmacs.


Durant toute l’année scolaire, les élèves de Listuguj et de Pointe-à-la-Croix se rassemblent pour des journées d’activités. Ils peuvent alors échanger et poser toutes les questions qui leur passent par la tête. S’il s’agit d’une manière d’apprivoiser l’autre culture, cela leur permet également d’améliorer une deuxième langue, soit l’anglais ou le français.

 

L’un des élèves de Pointe-à-la-Croix raconte qu’il aime ces activités. Pour lui, tous les jeunes sont égaux : «On est tous pareils. C’est juste qu’ils ont différentes couleurs et tout ça, mais on est tous la même chose, on est tous des humains!»

 

L’une des coordonnatrice du Projet Harmonie, Annabelle Francoeur parle de l’importance de provoquer ces rencontres : «Les jeunes n’iront pas s’informer. C’est nous qui devons aller à eux pour donner l’information et leur permettre d’échanger.»

 

Amélioration de la situation depuis le début du projet

Début 2000, des travailleurs sociaux de la région réalisent qu’il faut agir : les jeunes sont racistes les uns envers les autres. Des actes criminels surviennent et la violence est réelle. La coordonnatrice de la maison des jeunes de l’époque décide de faire un sondage.

 

Pierre Vicaire, coordonnateur du Projet Harmonie côté Listuguj, confie que les résultats se révèlent criant de vérité : «Les jeunes interrogés avaient plein d’idées préconçues...Les Indiens puent, les Indiens sont dangereux. Les Indiens devraient déménager de la réserve, être envoyés au bout du monde.»

 

Deux ans plus tard le projet Harmonie voit le jour. Jusqu’à maintenant, les résultats sont concluants. On voit une grande amélioration de l’ouverture chez les jeunes face à l’autre culture.

 

Pour lutter contre le racisme, il faut lutter à l’origine et abattre les préjugés : «Le problème, c’est la méconnaissance. Le manque d’éducation, le manque de connaissance de qui sont les Micmacs, ou vice-versa, qui sont les Gaspésiens. Quand on ne connaît pas quelque chose, on s’en fait une idée. Une idée souvent faussée», raconte le coordonnateur du projet.

 

«Donner des opportunités de se connaître, c’est ça qui fait le changement à long terme », ajoute-t-il.

 

Pierre Vicaire incarne la symbiose entre les cultures autochtone et québécoise puisqu’il est lui-même le fruit de l’union d’un Micmac de la région et d’une Montréalaise pure laine. «Mon père a convaincu ma mère de venir s’installer ici, dans la réserve, imaginez!»

 

Certains croient que la langue contribuent à scinder les deux communautés. Si cela peut être un facteur atténuant à l’âge adulte, il croit que c’est différent chez les enfants : «Ce n’est pas la langue qui va empêcher des jeunes de colorier ensemble, de s’amuser ensemble dans un parc ou d’aller faire de la plantation d’arbres.»


Conserver la rivière

En plus de sa vocation sociale, l’activité comporte une saveur environnementale. Les arbres protègent la rivière et le saumon qui y vit.

 

David Leblanc est directeur exécutif du Conseil de gestion du bassin versant de la rivière ristigouche : «Ça aide, mais c’est vraiment à long terme que l’on verra des résultats. En six ans, on ne peut pas avoir une grande bande riveraine, mais l’on voit qu’année après année, la situation s’améliore.»

 

Si tout va bien, le concept du projet Harmonie sera exporté dans d’autres régions du Québec où l’on retrouve des populations amérindiennes.

 

Les communautés autochtones et les municipalités à prédominance blanche de la Gaspésie sont souvent à quelques kilomètres l’une de l’autre mais leurs habitants se côtoient très peu.

En plus de sa vocation sociale, l’activité comporte une saveur environnementale. Les arbres protègent la rivière et le saumon qui y vit.

 

David Leblanc est directeur exécutif du Conseil de gestion du bassin versant de la rivière ristigouche : «Ça aide, mais c’est vraiment à long terme que l’on verra des résultats. En six ans, on ne peut pas avoir une grande bande riveraine, mais l’on voit qu’année après année, la situation s’améliore.»

 

Si tout va bien, le concept du projet Harmonie sera exporté dans d’autres régions du Québec où l’on retrouve des populations amérindiennes.

 

Les communautés autochtones et les municipalités à prédominance blanche de la Gaspésie sont souvent à quelques kilomètres l’une de l’autre mais leurs habitants se côtoient très peu.

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