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Coupe de 300 000$ DPJ : Hausse de 22% des signalements depuis 2010

Publié le 22 septembre 2014 à 15 h 37
Auteur :
Denis-Michel Thibeault

Le département de la protection de la jeunesse doit composer avec une hausse de 22% des signalements depuis 2010. Un constat qui inquiète les centres jeunesse qui, rien pour aider, sont confrontés à de nouvelles compressions cette année.

 

La directrice de la protection de la jeunesse faisait son bilan lundi et les chiffres sont accablants. Le budget de la DPJ diminue de 300 000 dollars tandis que le nombre de signalements lui, augmente. Une situation qui devrait sonner l’alarme selon la directrice, Linda Keating

 

«On a essayé de couper au maximum au niveau de l’administratif, je vous dirais que si on doit couper encore ce sera dans les services et ça aussi c’est très inquiétant. Très inquiétant à notre niveau et au niveau social.»

 

Les centres jeunesse de la Gaspésie-Les Iles sont dans une situation plus difficile qu’ailleurs en province. Elles ont dans leur membre les deux MRC les plus pauvres du pays, celles de la Haute-Gaspésie et du Rocher-Percé. Si d’autres compressions devaient frapper la région déjà très faible économiquement ce sont les enfants qui en souffriraient le plus selon la directrice.

 

« C’est très inquiétant parce que nos enfants ont va en faire des citoyens de demain. Et si on ne donne pas l’aide nécessaire aux familles et aux enfants en bas âge, nous allons avoir beaucoup de difficulté à long terme.»

 


De bons résultats

Pourtant, les centres jeunesse ont fait leurs preuves. Ils représentent souvent une solution pour permettre aux parents de reprendre leurs vies en main, comme en témoignent Gislaine Moreau et Marie-Claude Langlais qui vient de terminer un cours collégial et qui attend son premier enfant.

 

« Aujourd’hui, je n’ai pas peur de le dire. Si j’avais à refaire ma vie, je veux dire être avec ma fille plus jeune, je le referais, mais avec moins d’inquiétude parce que je sais ce que c’est », avouait madame Moreau.

 

« Quand je suis rentré dans ma famille d’accueil, j’étais bien et j’ai été super bien accueilli. J’ai reçu des services du centre jeunesse, tout c’est super bien passé, j’ai suivi mon cours et maintenant tout est parfait,» racontait madame Langlais.

 

La directrice de la protection de la jeunesse souhaite que les décideurs gardent en tête l’impact à long terme sur la société de telle coupe et les coûts sociaux que cela engendrerait.

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