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Gaspésie Cimenterie: La volonté d’un BAPE demeure

Publié le 6 septembre 2013 à 07 h 00
Auteur :
Jessica Lamarre
Les environnementalistes n’ont pas dit leur dernier mot. La première ministre du Québec, Pauline Marois, a fait savoir, la semaine dernière, que le projet de cimenterie à Port-Daniel ne répondait pas aux exigences des audiences publiques. Environnement Vert-Plus soutient qu’un projet d’une telle envergure doit être étudié plus en profondeur.

 

Les propos du gouvernement, la semaine dernière, à Carleton, font réagir. «Une partie de la population réclamait un BAPE. Mais il y a beaucoup de représentants économiques et une grande partie de la population qui s’est prononcée en faveur du projet», a déclaré le ministre responsable de la région, Gaétan Lelièvre. Et une partie de la population réclame toujours des audiences publiques.

 

«On exige des BAPE pour un parc éolien, pour une aire protégée, et là, on a un projet qui va avoir un impact majeur sur l’environnement de la Gaspésie et celui-là, il passe à côté», exprime le vice-président d’Environnement Vert-Plus, Michel Goudreau.

 

Pour Environnement Vert-Plus, le gouvernement joue sur les technicités de la loi, le projet de cimenterie ayant été soumis il y a près de 20 ans. «On fait affaire à un tout nouveau projet. À l’époque, on parlait de 2 millions de tonnes de calcaire, là on parle de 3 millions de tonnes de calcaire. Les technologies sont différentes, le promoteur est différent», souligne M. Goudreau.  

 

«Pour l’instant, il n’y a pas de barrières réellement à ce projet, il y a des balises cependant», a déclaré la première ministre Pauline Marois jeudi dernier. Des balises comme celles entourant la combustion du coke de pétrole.

 

«Ce n’est pas un détail. On parle de centaines de milliers de tonnes de ce coke de pétrole qui vont être amenées ici en Gaspésie par bateau pour être brûlées», soutient Michel Goudreau.

 

«Il n’y a aucune décision d’arrêtée à ce moment-là, il y a encore des discussions en cours entre le ministère de l’Environnement et le promoteur. Je ne pourrais donc pas vous donner de commentaires sur les finalités du processus de combustion», avait déclaré Gaétan Lelièvre, la semaine dernière, à ce sujet.

 

Michel Goudreau soutient que le gouvernement n’est pas clair dans ses intentions : «Actuellement il y a une certaine incohérence dans le discours du gouvernement, qui veut réduire de 25% d’ici 7 ans les gaz à effet de serre au Québec, et on a un projet ici qui peut en produire jusqu’à trois millions de tonnes par année.»

 

«Est-ce qu’il y a un projet de cette envergure-là au Québec qui fait l’unanimité? Il y a toujours des gens qui vont demander un peu plus et on respecte ça, mais à un moment donné, on doit prendre une décision en fonction des exigences légales applicables», avait également lancé le ministre responsable de la région lors du caucus de son parti.

 

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