Publicité

Visitez notre nouveau site Internet


Consulter les archives

Nouvelles

« Retour

New Carlisle Chère Élizabeth…

Publié le 17 septembre 2014 à 16 h 31
Auteur :
Jessica Lamarre

L’avenir du Manoir Hamilton à New Carlisle est incertain. Les propriétaires l’ont mis en vente, ne pouvant plus assumer les coûts liés à l’entretien et aux rénovations du bâtiment. Mais pour conserver l’âme de ce véritable microcosme historique, Nicole Duguay et Marc-André Blais songent à se tourner vers la reine d’Angleterre.

 

Nous voici au 19e siècle. À l’entrée, le majestueux escalier autoportant et l’architecture du manoir transportent les visiteurs dans un autre monde. Le gîte, décoré de 4 soleils, est reconnu mondialement. «Construite en 1948, c’est une villa néo-classique anglaise, d’architecture palladienne, unique au Québec», explique M. Blais.


5-s7k1p.jpg2-8fq73.jpg

 

Gaspésiens d’origine, Nicole Duguay et Marc-André Blais habitaient Québec quand ils ont acheté le manoir, en 2004. À ce moment, ils ne se doutaient pas du joyau historique sur lequel ils mettaient la main.

 

Personne n’avait habité le manoir depuis 40 ans. La plupart des meubles sont d’origine et de très nombreux artéfacts patientaient dans la maison depuis toutes ces années. «Il y a un aimant qui nous a attirés ici pour sauver ce bijou-là du pic du démolisseur. C’est avec le temps qu’on s’est aperçu de tout ce qui avait ici, de toute l’histoire», raconte Marc-André Blais.


3-0dfsg.jpg4-wgkp9.jpg

 

Seulement, l’intérieur était dans un état de décrépitude avancée. «On avait énormément de travail, mais ça n’a jamais été difficile. On allait de l’avant», témoigne Mme Duguay.


Encore beaucoup d'argent à mettre

 

Les propriétaires ont investi énormément de temps et d’argent à l’achat du manoir pour retaper tout l’intérieur. Maintenant, c’est l’extérieur qui a besoin d’une sérieuse cure de rajeunissement et ils ne peuvent plus suivre. «Ça couterait, d’après les soumissions qu’on a eues... Il y en a une qui était de 400 quelques mille de dollars, une de 300 quelques mille de dollars, une de 200 quelques mille de dollars.»

 

Difficile de trouver de l’appui lorsqu’on opère une entreprise privée. Le couple a épongé des refus de financement des élus municipaux, provinciaux et fédéraux.

 

Leur dernier espoir : Sa Majesté la Reine. C’est que la couronne pourrait avoir un intérêt pour le manoir, explique M. Blais: «À cause de Lady Hamilton, qui était la maîtresse de l’amiral Nelson. L’amiral Nelson, pour les Britanniques à l’époque, c’était dieu.»


1-yst9h.jpg6-rk9s3.jpg

 

Une ultime tentative pour sauver les pages d’histoire qui prennent vie dans l’ancienne résidence de la famille Hamilton.

 

Succès ou pas pour les propriétaires actuels, l’aventure tire à sa fin, avoue l'hôtesse de la maison: «Je pense qu’on est arrivé au bout de notre chemin au manoir. On aimerait qu’il y ait une relève, c’est notre plus cher désir. J’en deviens émotive…»

 

Les aubergistes cherchent quelqu’un qui prendra le flambeau, plus qu’un simple acheteur. Quelqu’un qui mènera le projet dans le même esprit, avec le même amour, la même passion. Et même s’ils le quittent, le manoir, lui, les habitera encore longtemps.

« Retour

Publicité

Visitez notre nouveau site Internet

Publicité

Visitez notre nouveau site Internet

Infolettre

Ok