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Campus de Carleton Ces profs qui parcourent des centaines de kilomètres pour enseigner

Publié le 10 septembre 2014 à 16 h 20
Auteur :
Léa Beauchesne
Depuis le début des années 2000, le nombre de programmes offerts dans les cégeps de la péninsule augmente et la Gaspésie ne réussit pas à pourvoir tous les postes de professeurs. Il faut parfois recruter à des centaines de kilomètres à la ronde.

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Les administrateurs trouvent leur relève dans d’autres régions du Québec. Au campus de Carleton, environ 15% des professeurs actuels viennent de l'extérieur de la péninsule.


La responsable des communications, Lise Bourg, explique qu’il n’y a pas nécessairement une plus grande proportion de professeurs venus de l’extérieur, mais davantage de postes à pourvoir : «Ici au campus, avec nos programmes pré-universitaires et nos programmes techniques, on est rendu à un bon nombre de personnel.»

 

Difficile de combler tous ces postes puisqu’en général, il faut absolument un baccalauréat et, idéalement, une maîtrise ou une formation en pédagogie. En Gaspésie, 10% de la population détient un diplôme universitaire, contre 20% dans le reste de la province. Dans ce contexte, les écoles doivent trouver des professeurs ailleurs.

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Pierre-Luc et Laurence font partis de ces étrangers recrutés par le cégep. Contrairement à la tendance démographique, ce dernier a quitté Sept-Îles pour s’établir en Gaspésie : «De ce que je crois, c’est surtout des gens des régions urbaines qui viennent. Je dirais que pour tous ceux qu’on connaît, qui viennent de l’extérieur, ils ne regrettent pas leur choix.»

 

La pénurie d'universitaires ne date pas d’hier, mais les plus anciens professeurs vous le diront : il y a davantage de néo-gaspésiens qu’avant qui viennent enseigner dans la Baie-des-Chaleurs.

 

Le bonheur des uns

Pierre-Luc Lupien a saisi l’opportunité qui s’offrait à lui dans la région : «En début de carrière, on est toujours à l’affût des offres d’emplois et moi j’avais appliqué dans la banque de candidature dans le Cégep ici.»

 

Dans les grands centres, une centaine de candidats peuvent se présenter pour un poste. Ici, c’est plutôt cinq ou six aspirants et il n’est pas rare qu’ils proviennent tous de Montréal.

 

C’est le cas de Pierre-Luc, qui a parcouru 800 kilomètres pour venir faire son entrevue d’embauche : «Il y a plein de choses qui ont fait que j’ai décidé de venir. Il y avait entre autre de l’aide de Place aux Jeunes. Ce qui m’a facilité les choses. Un de leurs programmes couvre nos frais d’entrevues comme le transport et l’hébergement. Ils nous disent aussi où aller et ce qui pourrait nous intéresser dans la région.»

 

L’organisation Place aux Jeunes travaille fort pour favoriser la rétention de ces nouveaux venus et l’opération charme semble fonctionner chez les professeurs, comme le souligne Laurence : «De ce que j’entends autour de moi, la plupart des personnes qui travaillent ici voudraient rester le plus longtemps possible.»

 

«Ils sont de passage, mais contre leur gré. Ils voudraient rester», ajoute Pierre-Luc.

 

Même si le sentiment d’appartenance grandit chaque jour, les conditions d’emploi ne permettent pas toujours de s’enraciner. Partout au Québec, il demeure difficile de faire sa place comme professeur et de cumuler de l’ancienneté : «Dans le milieu collégial, c’est sur qu’on y va une session à la fois, parce que c’est un milieu qui est quand même assez instable au niveau de l’employabilité.»

 

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