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Proposition de Charles Taylor Besoins de main-d'oeuvre : Garantir des emplois aux immigrants

Publié le 4 février 2015 à 16 h 29
Auteur :
Marie-Christine Carrière

En entrevue à La Presse canadienne, Charles Taylor de la Commission Bouchard-Taylor a proposé une idée pour le moins originale en matière d’immigration. Celle que le Québec aurait avantage à garantir un emploi en région aux immigrants qui choisissent la province.


En Gaspésie, le sujet est sensible. Il semble y avoir des arguments pour les deux côtés de la balance. Les personnes que nous avons rencontrées refusent toutefois de commenter cette mesure parce qu’il s’agit d’un enjeu trop politique. Ce que l’on comprend, c’est que l’immigration en Gaspésie amène des éléments positifs, tant au niveau économique que social. Actuellement, le manque de main-d’oeuvre qualifiée est criant. La venue d’immigrants est donc une mesure encouragée parce qu’il est courant de voir un deuxième et même un troisième affichage pour des emplois qui demandent de la main-d’œuvre spécialisée. Un besoin auquel peuvent souvent répondre les immigrants. « Les immigrants, quand ils viennent, ils ne viennent pas nécessairement prendre la place des Gaspésiens. Il faut défaire ces préjugés. Ils viennent compléter la main-d’oeuvre en place », soutient Rachel Aspirot, directrice adjointe chez Horizon Emploi. Sophie Stürzer, coordonnatrice au Service d’aide aux nouveaux arrivants de la MRC de Bonaventure ajoute : « Les personnes immigrantes qui viennent s’établir en Gaspésie ont très souvent des qualifications professionnelles très intéressantes. »


L’immigration amène une diversité dans une communauté qui est enviable selon ces deux intervenantes. Pour le moment, la Gaspésie ne peut profiter de cette diversité puisqu’entre 2009 et 2013, 0,1 % des néo-Québécois se sont établis en Gaspésie.


Maintenant, comment cette idée est perçue dans les communautés où il y a un fort taux de chômage? À première vue, on pourrait penser que ça ne fait pas l’unanimité. Par exemple à Port-Daniel-Gascons, le taux de chômage oscille autour de 30 % et 200 emplois directs seront créés en raison de la cimenterie. La venue de travailleurs étrangers dans cette communauté pourrait être mal perçue, mais le maire Henri Grenier ne se dit pas contre. Il amène par contre certaines nuances. « Je ne m’y objecte pas, mais à compétences égales, je préfère que ce soit des personnes de la municipalité ou de la région qui occupe ces postes », explique-t-il.


La commission parlementaire sur la future politique d’immigration au Québec est en cours. Nous verrons si cette idée sera retenue.

 

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