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Carleton Barbier depuis 52 ans

Publié le 24 septembre 2014 à 15 h 42
Auteur :
Jessica Lamarre
Jean-Guy Boudreau est barbier à Carleton depuis 52 ans. Aujourd’hui à la retraite, il accueille toujours ses clients 3 jours par semaine.

Jean-Guy Boudreau a 71 ans. C’est son père qui l’a initié au métier, il y a plus de 50 ans : «Une fois, il m’a dit, si tu veux, je vais te montrer le métier. Je me suis dit que j’allais essayer ça! Je me suis dit que j’allais faire ça 1 an et que j’allais m’en aller à Montréal...»

 

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Il faut du temps pour devenir un bon barbier. Son père lui a appris à manier une lame avec un ballon de fête. L’apprenti devait retirer le savon de sa surface, sans le faire éclater. «C’était pour s’habituer à ne pas trembler de la main quand je rasais quelqu’un. J’en ai coupé en masse des oreilles! Mais on s’habitue.» Encore aujourd’hui, il utilise les lames dans ses coupes, ce qui est plutôt rare.


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Une clientèle fidèle

 

De tempérament plutôt timide, ce qu’il trouvait le plus difficile à ses débuts, c’était de faire face au public. Aujourd’hui, c’est tout le contraire. Dans le salon bâti par son père en 1926, Jean-Guy Boudreau accueille ses clients, mais aussi ceux qu’il appelle affectueusement ses «radoteux». «Les radoteux c’est ce qu’il y a de plus beau dans mon métier! On jase de toutes sortes d’affaires… De chasse, de pêche, un peu de politique, mais pas trop, moi je n’aime pas ça.»

 

Et quand il se retrouve seul avec un client, certains le prennent pour confident : «Il y a des choses que je sais que je ne répéterai jamais. J’en ai vu pleurer sur ma chaise. J’ai tout vu. Je pense que j’ai tout vu.»


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Il y a 50 ans, le salon était ouvert 6 jours et 6 soirs par semaine. Les clients étaient si nombreux que Jean-Guy Boudreau et son père n’avaient pratiquement pas de temps pour prendre un repas.

 

Maintenant, il y a moins de clients. Le barbier apprécie ce répit. Certains sont avec lui depuis le tout début. D’autres viennent de loin pour le voir : «L’autre fois, deux gars de Port-Daniel sont venus. Ils arrêtent ici une fois par année.»


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Entre deux clients, le barbier n’a qu’à faire deux pas et se retrouve dans l’univers de sa grande passion : la pêche. Juste à côté des ciseaux à cheveux, on retrouve tout l’attirail nécessaire au montage de mouches.

 

Là est le charme du petit salon du boulevard Perron. On franchit la porte d’un monde bien unique, celui de Jean-Guy Boudreau.

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