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Gaspésie Avis partagés pour la chasse au cerf sans bois

Publié le 31 mai 2013 à 16 h 37
Auteur :
Jessica Lamarre

Notre question de la semaine portait sur la chasse au cerf de Virginie sans bois qui sera permise cet automne. La période d’inscription prend fin aujourd’hui. C’est une mesure exceptionnelle, étant donné que le cheptel est en santé.

 

Certains se réjouissent de pouvoir chasser la femelle cet automne, mais d’autres s’en inquiètent. «Pour le nouveau chasseur, c’est très bien, même qu’il va y avoir des permis spéciaux pour ceux qui vont être à leur première année», déclare le chasseur Roger-Guy Poirier.

 

 

«Les petits eux autres, ils ne survivront pas. Le cheptel de chevreuils va diminuer beaucoup sur plusieurs années», s’oppose de son côté le vendeur chasse et pêche au dépanneur Aigle d’Or de New-Richmond, Benjamin Roy.

 

Les hivers cléments ont permis au troupeau de chevreuil en Gaspésie de s’agrandir, comme l’explique le biologiste au ministère des Ressources naturelles, Martin Dorais : «La capacité de support de l’habitat pour l’ensemble de la zone est estimée à 20 000 têtes. En ce moment on serait à mi-chemin. En favorisant la chasse au cerf sans bois, on accroît l’intérêt des chasseurs, donc une croissance des retombées économiques dans la région.»

 

 

Benjamin Roy s’interroge à savoir si la mesure sera aussi bonne pour la faune que pour l’économie régionale : «Moi personnellement j’ai appliqué pour un permis femelle pour l’enlever à quelqu’un d’autre, pour permettre de sauver cinq, vingt-cinq chevreuils dans les prochains cinq ans.»

 

De son côté, Roger-Guy Poirier, croit que c’est naturel de faire ainsi : «C’est pour garder un équilibre aussi. Parce que si on travaille juste sur l’abatage des mâles, un moment donné il va y avoir un déséquilibre des sexes.»

 

C’est dans la Baie-des-Chaleurs que le cheptel est le plus fort. Les répercussions ailleurs  dans la zone 1 pourraient être plus marquées, selon M. Roy : S’il y a cinq ou six femelles à Sainte-Anne-des-Monts ou à Gaspé, par exemple, elles vont se faire tuer. Ils n’auront plus de femelles pour peupler, ils n’auront plus de chevreuils dans ce coin-là.

 

Selon M. Dorais, les gens vont agir, pour la plupart, de façon responsable. «Je pense que les gens sont très sensibilisés à la situation du cerf en région. Ce qu’il faut comprendre, c’est que l’objectif du ministère est de favoriser la mise en valeur du cerf en période d’abondance et présentement, c’est ce qu’on vit», dit-il.

 

Pour ne pas influencer les inscriptions, la SÉPAQ ne révèlera pas le nombre d’inscrits d’ici le tirage au sort qui se fera dans la semaine du 10 juin.

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