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Sayabec Aux lendemains de l'implantation des éoliennes dans l’Est

Publié le 16 février 2015 à 16 h 26
Auteur :
Jessica Lamarre
On entend souvent dire que les carnets de commandes des entreprises éoliennes se vident. Les compagnies spécialisées en maintenance ne sont toutefois pas confrontées à cette situation. Les emplois dans ce secteur seront même de plus en plus en demande dans les prochaines années.

 

Quand les parcs éoliens s'érigeaient dans l’Est-du-Québec les emplois pour l’entretien des structures ne faisaient pas partie des plans à court terme. En 2007 quand l’entreprise Techéol a vu le jour à Sayabec, elle employait à peine 5 ou 6 personnes. Aujourd’hui, on y compte une soixantaine d'employés qui se consacrent surtout à la maintenance.

 

« C’est une industrie qui a beaucoup de besoins, beaucoup de potentiel », croit le directeur des opérations de l’entreprise, Stéphane Thériault. Le Créneau éolien ACCORD prédit même qu'une quarantaine d’emplois supplémentaires seront créés en maintenance d'éoliennes d'ici 2019 dans l’Est-du-Québec.

 

En Gaspésie uniquement, 1200 emplois sont liés au secteur éolien. La demande pour l’expertise gaspésienne pourrait connaitre une progression dans les marchés émergents. « Au Canada, l’Ontario est en progression, l’Alberta s'en vient aussi, donc c'est un marché très intéressant. Aux États-Unis, c'est un gros marché au niveau éolien, beaucoup de demandes proviennent de là », témoigne M. Thériault.

 

Actuellement, 10% du chiffre d'affaires chez Techéol provient de l'extérieur du Québec, une proportion qui pourrait augmenter au cours des prochaines années. Des contrats qui permettent de compenser le côté saisonnier du secteur, puisqu’au Québec, de la mi-décembre à la mi-mars, aucune maintenance éolienne n'est permise dans les parcs éoliens.

 

Techéol a donc mis ses pions en Ontario, en Nouvelle-Écosse, en Alaska et en Alberta. L'entreprise assure ainsi une stabilité à ses employés. Quant au marché provincial, bien qu'il ait quelque peu stagné, Stéphane Thériault croit qu'il a encore beaucoup de potentiel : «On a connu un boom, il s'est estompé un peu. Si on veut conserver ce secteur économique, il faut avoir une vision à moyen, long terme pour le domaine éolien.»

 

Récemment, la candidate à la direction du Parti Québécois, Martine Ouellet, suggérait la création d'une filière éolienne chez Hydro-Québec, dont le quartier général aurait pignon sur rue dans l’Est-du-Québec.

 

La dernière étude de veille annuelle de la main-d’oeuvre du secteur éolien du Créneau éolien ACCORD révèle que 60% des entreprises de la filière éolienne dans l'Est-du-Québec envisagent une augmentation de leurs activités ces 5 prochaines années.

 

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