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Pointe-au-Père Autorisation accordée pour remonter un vestige de l'épave de l'Empress of Ireland

Publié le 3 septembre 2013 à 17 h 13
Auteur :
Gilles Turmel

Le ministère de la Culture vient d'autoriser le prélèvement d'un objet sur l'Empress of Ireland, une première depuis que l'épave a été classée bien subaquatique protégé il y a 16 ans.

L'Empress of Ireland repose au fond du fleuve St-Laurent depuis 99 ans. Véritable cimetière sous-marin, l'épave n'en demeure pas moins le témoin privilégié d'une époque révolue. À ce titre, elle recèle encore bien des trésors.

« Vous savez, c'est un bien culturel classé. Les gens, pendant les plongées juste pour le plaisir, n'ont pas le droit de prélever parce que c'est un bien culturel qui est là pour l'histoire », nous informe le directeur régional du ministère de la Culture, Louis Landry.

Mais la célèbre épave va tourner une page importante de son histoire, l'an prochain. Pour le centenaire de son naufrage, une opération sous-marine exceptionnelle y sera menée, afin de prélever un sifflet sur une des cheminées.

« On n'a jamais eu d'autorisation de prélèvements. C'est la première fois. Avant 1999, il y a eu des prélèvements, mais depuis que c'est classé, on n'a pas été autorisés », ajoute le directeur.


Opération documentée


Toute l'opération sera filmée et fera l'objet d'un documentaire. Le ministère de la Culture pourra, du même coup, prendre connaissance de l'état de dégradation de l'épave.


« L'idée, ce n'est pas de sortir l'épave et de la mettre dans un musée, précise Louis Landry. Nous, évidemment, on va être informés par l'ensemble des rapports et s'il y avait des enjeux particuliers et qu'on doive agir, on verra. »

Car pour certains, tout ce qui a encore une valeur historique devrait être sorti de l'épave avant que celle-ci ne disparaisse complètement dans les fonds sous-marins du fleuve. Un empressement que ne partage par le ministère, pour l'instant.


« Mais ce sont des biens qui sont sous l'eau. Si on sort ces biens-là de sous l'eau, ils vont se dégrader rapidement. C'est toute une question, aussi, de voir techniquement et scientifiquement ce qu'on peut faire chaque fois qu'on sort un bien », observe monsieur Landry.

Le naufrage de l'Empress of Ireland en 1914 demeure à ce jour la 2e plus importante tragédie maritime de tous les temps, après celui du Titanic. 1 012 personnes y ont perdu la vie au large de Rimouski.

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