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Listuguj À l'école avec les jeunes Micmacs

Publié le 23 juin 2014 à 18 h 55
Auteur :
Léa Beauchesne

Dans le cadre de la journée nationale des Autochtones, nous vous présentons un portrait d’élèves du primaire de la réserve Listuguj.

 

Des jeunes Micmacs de l’école primaire de Listuguj ont accueillie l’une de nos journalistes dans leur classe. Bravant leur gène du micro et de la caméra, ils ont accepté de témoigner. On retrouve Jorja, Justin, Shae-Lynn, Hannah, Embrey et Tristen.

 

Au-delà des préjugés souvent véhiculés sur les autochtones, on retrouve des élèves avec des ambitions bien de leur âge, en accord avec celles des autres jeunes de leur génération.

 «Je veux être actrice et chanteuse», lance la première. «Je veux juste un enfant, parce que c’est trop de travail», ajoute une autre. Policier, médecin, vétérinaire ou mannequin, ils ont tous de grandes aspirations.

 

Ils parlent la langue de leurs ancêtres, en plus de maîtriser l’anglais. À Listuguj, une grande majorité des habitants parle aussi le français. Pour les jeunes, le fait d’avoir grandi sur une réserve ne change rien à la nature humaine. Ils se voient comme semblables à n’importe quels autres jeunes.

«Même si tu es d’une couleur différente, c’est la même chose», nous dit une jeune fille. Son amie la seconde : «Je pense que c’est presque la même chose, juste pas les mêmes personnes.»

 

Un véritable mélange

La culture Micmac conserve une place prépondérante et les traditions se transmettent aux nouvelles générations. D’une même voix, les élèves confirment la prépondérance des valeurs traditionnelles dans leur vie.

 

Même si elles pratiquent la danse, le basketball et qu’elles adorent fabriquer des bijoux, elles ajoutent que leur activité préférée reste le drumming. Certaines entreront bientôt au secondaire. Il s’agit d’un changement important puisque leur nouvelle école sera à l’extérieur de la réserve. Perçu comme un défi par certaines, c’est plutôt un excitant défi pour les autres. «Au secondaire, on peut pas parler MicMac», souligne l’une d’elle, craintive. À l’opposé, sa collègue s’y prépare avec entrain : «Tu peux comme rencontrer de nouveaux amis!»

 

Lorsqu’on les questionne sur leur désir de quitter ou demeurer dans la réserve, ils sont unanimes : ils partiront. Une première s’avance : «Non, je ne vais pas rester sur la réserve.» Ses amies parlent de faire le tour de monde, d’habiter en Californie ou même à l’Île du Prince Édouard. Elles n’oublieront pas leur culture, mais peut-être s’en détacheront-elles un peu plus que leurs parents.

 

Quelque part entre la culture de leurs ancêtres, la vie sur la réserve et toutes les influences de l’extérieur, la jeunesse Micmac continue de se construire une place et une identité qui lui sont propres.

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