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Maria Sages-femmes en Gaspésie : Un rôle à définir

Publié le 12 février 2014 à 16 h 07
Auteur :
Jessica Lamarre
Le projet d’implantation des services d’une sage-femme à l’hôpital de Maria continue de faire son chemin. Depuis le début du mois, un comité de professionnels du milieu hospitalier travaille à définir les modalités entourant l’arrivée de ce nouveau service.

L’hôpital de Maria aura le financement du gouvernement pour intégrer une sage-femme à son équipe. Maintenant, quelle place pourra-t-elle prendre au sein du centre hospitalier? «Tout ça va être balisé parce qu’on n’en sait rien à l’heure actuelle. On n’a jamais intégré une sage-femme. Dans notre région, on va être le premier établissement à intégrer une sage-femme», déclare le directeur-général du CSSS Baie-des-Chaleurs.


En Gaspésie, une sage-femme pourrait donc avoir un rôle différent qu’au Saguenay, par exemple, puisque le taux de natalité n’est pas comparable aux autres régions, explique-t-il: «Compte tenu qu’on est un territoire de faible densité, on ne peut pas penser à des modalités comme une maison de naissance. De là l’idée d’intégrer une sage-femme à une équipe d’obstétrique.»

 

Une sage-femme qui est donc davantage membre d’une équipe interdisciplinaire de l’hôpital qu’une entité propre. «Nous, quand cette proposition-là avait été mise sur la table en 2013, on avait fait part de nos inquiétudes au conseil d’administration leur disant qu’on avait peur que l’Ordre des Sages-femmes n’entérine pas cette proposition-là», raconte la porte-parole d'Accès sages-femmes Baie-des-Chaleurs, Marie-Josée Racine.

 

La pratique des sages-femmes en milieu hospitalier est, dans les faits, plutôt rare. Un sondage réalisé par SOM en 2005 révélait que 76% de ses répondantes préfèreraient recevoir ce service à même le centre hospitalier, mais elles devraient avoir le choix. «Elle [la sage-femme] ne peut pas être contrainte à travailler en centre hospitalier seulement. Elle est vraiment formée pour travailler aussi en maison de naissance ou à domicile», estime Marie-Josée Racine. L’idée n’est pas exclue à Maria, mais on désire se familiariser avec le service avant de le développer davantage.


Adam, le fils de Marie-Josée Racine, est venu au monde avec la présence d’une sage-femme, en maison de naissance. Pour l’avoir vécu, elle croit qu’il est important de mettre en valeur les services d’une sage-femme: «Elle va s’assurer de préparer les parents à la venue de l’enfant, peu importe leur situation. Pour toutes les familles, c’est bénéfique, mais je crois que ça peut se palper un peu plus auprès des familles défavorisées ou en difficulté.»

 

Le gouvernement du Québec voudrait que, d’ici 2018, 10 % des grossesses soient suivies par des sages-femmes, soit une vingtaine d’accouchements annuellement à l’hôpital de Maria. La direction de l’hôpital estime que d’ici un an un poste de sage-femme devrait être ouvert.

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