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Gaspésie Un billet coupé qui fait jaser

Publié le 8 septembre 2015 à 16 h 06
Auteur :
Jessica Lamarre

Depuis quelques semaines le demi gaspésien fait énormément jaser. Peut-être avez-vous entendu parler de cette monnaie complémentaire, qui consiste en fait en un billet de banque régulier, coupé en deux. Une façon de marchander qui soulève la controverse, mais pour laquelle la majorité accorde un objectif louable : l’achat local.

 

Depuis environ 6 mois, les consommateurs ou commerçants adhèrent au demi sur une base volontaire. Un billet coupé vaut, pour eux, la moitié de sa valeur initiale. Contrairement à la croyance, il n’est pas illégal d’altérer un billet de banque.

 

«Ça fait trois semaines/un mois qu’on en parle terriblement. Ça en parle à l’international. En Europe, il y a eu des premiers échanges en demi-euros la semaine passée, je me suis fait envoyer des photos ! C’est quelque chose qui peut être fait à partir de n’importe quelle devise nationale», déclare l’un des instigateurs, Patrick Dubois. Les magazines Time, Maclean’s, les universités et surtout les consommateurs de partout s’intéressent au demi. Certains le trouvent ingénieux, d’autres le ridiculisent.


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Qu’on en parle en bien ou en mal, les instigateurs sont heureux d’amener la discussion sur l’achat local. Parce que la monnaie alternative prend sa valeur dans les échanges qu’elle crée. «Cette promesse-là, je ne pouvais pas l’avoir autrement. Si moi j’ai le souci de l’achat local, rien ne me garantit que l’autre devant moi l’a, et là il n’a pas le choix de dépenser ici. Ça, j’ai envie de cette promesse-là», lance Patrick Dubois.

 

À la Chambre de commerce Baie-des-Chaleurs, on croit que l’objectif est louable. Toutefois, on se questionne sur la portée économique de la chose. «J’ai plus vu ça comme un genre de troc entre certains individus, certains commerces. C’est vraiment une base d’achat local, mais plusieurs entreprises n’embarqueront pas», déclare le directeur Maurice Quesnel.

 

La Chambre travaille de son côté à mettre sur pied une carte de fidélité pour encourager l’achat local. Le consommateur pourra utiliser Priorité Gaspésie chez plusieurs commerçants d’ici novembre. «Ce ne sont pas des points, c’est un pourcentage de ses achats qui sont remis sur sa carte et qu’il va pouvoir utiliser. Quand il a accumulé exemple 50$, il peut aller dans un commerce et payer avec sa carte priorité Gaspésie», explique M. Quesnel. Une façon, comme le demi, de garder l’argent des Gaspésiens dans le cercle économique régional.

 

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