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Bas-Caraquet Manque de main-d’œuvre pour une usine de fruits de mer

Publié le 10 janvier 2017 à 18 h 34
Auteur :
Annie Levasseur
Un propriétaire d’usine de fruits de mer de Bas-Caraquet manque de main-d’œuvre. Une situation qui survient alors que le taux de chômage est élevé dans la région. La pénurie n’est toutefois pas surprenante pour un travailleur d’usine.

L’entreprise Pêcheries Bas-Caraquet offre des emplois avec des salaires commençants à 14 $ de l’heure, ce qui est plus de trois dollars au-dessus du salaire minimum.

« On a besoin de contrôleurs de qualité, de contremaîtres. Ce ne sont pas tous des emplois de ligne de production », affirme le propriétaire, Rodolphe LeBreton.

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Pêcheries Bas-Caraquet a besoin d’environ 75 employés par année. Il lui en manque une trentaine en ce moment.

S’il n’arrive pas à pourvoir les postes, le propriétaire a l’intention de sous-traiter en Asie.

« Notre problème est dans la valeur ajoutée. On envoie depuis déjà longtemps la moitié de nos produits en Asie pour les faire travailler et ensuite les faire revenir du côté américain ou en Europe », explique Rodolphe LeBreton.

L’entreprise cherche de la main d’œuvre alors que le taux de chômage est de 9,4 % au Nouveau-Brunswick. Un nombre qui augmente à 14,2 % pour la région économique Restigouche-Albert qui comprend la Péninsule acadienne.

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Jean-Maurice Leclerc travaille dans une usine de fruits de mer depuis 21 ans. Il n’est pas surpris par le manque de main-d’œuvre. 14 $ de l’heure, c’est insuffisant, selon lui.

« Ils investissent des millions dans l’usine, mais si tu n’as pas d’employés, tu n’as pas d’usine. Qu’ils investissent aussi dans les employés en donnant des fonds de retraite, des REER et des gains pour que ça vaille la peine de travailler là », dit-il.

Le fait que les salaires augmentent très peu avec les années est aussi un problème selon le travailleur d’usine.

« Un jeune qui arrive à 16-17 ans qui a le même salaire que toi et que ça fait 20, 25 ou 30 ans que tu es là, ça fend le cœur. Toi, tu produis 75 à 80 livres à l’heure et le jeune produit 20 livres », ajoute Jean-Maurice Leclerc.

Jean-Maurice Leclerc estime que les employés d’usine devraient gagner entre 18 et 20 $ de l’heure.

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