Publicité

Produits Kevin Bacon


Consulter les archives

Nouvelles

« Retour

Producteurs de lait, d'oeufs et de volaille La gestion de l'offre s'imposera dans l'actualité

Publié le 28 septembre 2015 à 15 h 58
Auteur :
Jessica Lamarre
Le Canada pourrait offrir aux Américains 10% de son marché des produits laitiers, sans réciprocité, dans le cadre du Partenariat transpacifique, selon des rumeurs véhiculées dans plusieurs médias. Une entorse à la gestion de l’offre, pour laquelle les producteurs militent depuis le printemps dernier.

 

Les producteurs de lait, d’œufs et de volaille reviennent en force. L’UPA de la Gaspésie organise notamment une rencontre de visibilité avec les médias demain. Concrètement, une prise de marché de 10%, ça pourrait se traduire par la fermeture de deux fermes laitières en Gaspésie, selon eux.

 

Il faut dire que le modèle agricole valorisé en Gaspésie est plutôt familial. La gestion de l’offre permet de supporter ce type d’entreprise, puisqu’elle annule, en quelque sorte, les désavantages liés à l’éloignement et à la taille des fermes. L’UPA le répète : sans gestion de l’offre, il n’y aurait simplement pas de fermes laitières en Gaspésie.

 

À l’aube d’un accord final sur le Partenariat transpacifique, les agriculteurs y vont donc d’une nouvelle offensive. «Les gens retournent en négociations cette semaine, mercredi et jeudi, c’est donc de revenir à la charge pour faire comprendre aux négociateurs et aux décideurs que c’est sérieux et  même que nous c’est majeur, c’est la survie de nos entreprises», explique le directeur de l’UPA Gaspésie-Les Îles, Marc Tétreault.

 

Selon la Coalition pour un modèle agricole équitable, 43% des revenus agricoles du Québec reposent sur la gestion de l’offre.


1-qvdk5-m8xzv.jpg

 

Diminution de «la paye de lait» cet été

 

Le sujet de la gestion de l’offre semble d’autant plus chaud depuis que le prix du lait à la ferme a chuté. Le montant offert aux producteurs a joué entre 0,69$ et 0,71$ le litre cet été. La moyenne était normalement plus près des 0,75$.

 

Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte pour expliquer cette baisse. D’abord, le prix fixé par la Commission canadienne du lait a lui-même diminué de 0,45% par rapport à l’année dernière. Ensuite, des produits importés des États-Unis arrivent à se faufiler entre les lignes de la gestion de l’offre. Mais surtout, le beurre a repris ses lettres de noblesse: les producteurs doivent fournir plus de matières grasses pour répondre à la demande et ce qui reste après l’extraction de la matière grasse doit être transformé. On en fait des produits comme de la poudre laitière, une catégorie beaucoup moins payante.

 

«Si on regarde l’an passé par rapport à cette année, on se retrouve avec une baisse d’à peu près 4500$ sur une ferme moyenne à l’échelle du Québec», révèle le responsable de la production laitière en Gaspésie et aux Îles, Stéphane Day, soulignant qu'il s'agit d'un déficit important. On prévoit que «la paye de lait» devrait reprendre du mieux d’ici la fin de l’année, mais les prévisions ne vont pas jusqu’à la porter à la hauteur de l’an dernier, toutefois.

 

« Retour

Question de la semaine

Seriez-vous favorable à la législation du cannabis à des fins récréatives?



Voir le résultat Envoyer

Infolettre

Ok

Actualité Twitter
CHAU Nouvelles

Voir tous les tweets »