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Bonaventure Huit personnes handicapées risquent d’être déracinées

Publié le 3 juillet 2017 à 16 h 45
Auteur :
Karyne Boudreau
Huit personnes lourdement handicapées pourraient devoir être arrachés à leur milieu de vie faute de financement provincial. C'est que la résidence Maison Marie-Pierre, à Bonaventure, où certain vivent depuis plus de 20 ans, n'arrive plus à joindre les deux bouts et est menacée de fermeture.

La maison Marie-Pierre a pignon sur rue à Bonaventure depuis 24 ans. L’endroit offre un milieu de vie unique en Gaspésie, à des personnes en lourde perte d’autonomie, vivant avec une déficience intellectuelle souvent doublée d’un handicap physique.

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"Avec le personnel qu'il y a et les employés, ils forment une famille, ils prennent ça à cœur et c'est comme si ça serait tous leurs enfants. Je trouve ça inacceptable pis ça vraiment pas de bon sens qu'ils fermeraient la Maison Marie-Pierre", déplore le frère d'une des huit personnes qui résident à la maison Marie-Pierre, dont sa sœur Édith, qui y loge depuis 24 ans.

C’est pourtant ce qu’envisage le conseil d’administration de l’organisme. S’il n’obtient pas de ressources supplémentaires de Québec, ils devront mettre la clé dans la porte le 1er août.

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"Il nous manque un 70 000 par année, c’est ce qu’on a constaté, estime Gonzague Poirier, président du CA de la maison. En résumé, ça coûterait 23$ de plus par jour par résident pour pouvoir maintenir la maison Marie-Pierre ouverte", précise-t-il.
 
"C’est une des questions, est-ce que le financement pourrait être augmenté ?", soutient Connie Jacques du CISSS de la Gaspésie qui assure être à la recherche de solution pour aider la Maison Marie-Pierre à demeurer ouverte. Selon la porte-parole, d’autres ressources similaires dans le secteur de Gaspé réussissent cependant, avec le même financement. Ce que nie le président du CA.

"Définitivement, ce ne sont pas des ressources comme celle-ci. Ici c’est adapté pour ces gens là, avec un appareillage, avec des bains, des lèves patients… et du personnel engagé pour prendre soin de ces gens là", dit M. Poirier.

"Si jamais ils déménagent ces enfants là, qui sont dépourvus, qui n'ont pas de pouvoir. Ce n'est pas eux autres qui ont décidé d'être comme ça. Faut que le gouvernement fasse de quoi pour les aider pis qu'ils restent dans leur Maison. C'est leur famille pis il ne faut pas les séparer. C'est gens la vont souffrir et ils peuvent en mourir. Être le ministre ou le gouvernement, j'aurais peur d'avoir ca sur la conscience de faire ça à des gens comme ça", conclut M. Cayouette.

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