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Commission populaire pour l’action communautaire autonome Des organismes témoignent de l'impact que l'austérité a sur eux

Publié le 30 septembre 2015 à 15 h 55
Auteur :
Jessica Lamarre

Des organismes de partout en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine étaient réunis à Bonaventure, ce matin, pour le premier arrêt d’une tournée québécoise de la Commission populaire pour l’action communautaire autonome. Le but : mettre en lumière les efforts de ces organismes et les défis économiques auxquels ils sont confrontés pour faire pression sur le gouvernement.

 

Les organismes d’action communautaire autonomes, ce sont des organisations qui ont une mission de transformation sociale. Ils conseillent dans des domaines juridiques, financiers ou éducatifs par exemple. Les services qu’ils offrent visent à régler des problématiques de société. Et ils ne savent plus comment le dire au gouvernement : ils peinent à supporter leurs organisations avec un budget de moins en moins garni.

 

«Les groupes sont inquiets parce qu’ils sont sous-financés de façon très chronique depuis plusieurs années. Les groupes sont inquiets parce qu’ils s’aperçoivent que la population est touchée par les coupures, par la réorganisation du gouvernement et que ça leur amène davantage de travail», explique le coordonnateur du Réseau québécois de l’action communautaire autonome, Normand Gilbert. Il parcourra le Québec cet automne et cet hiver pour consulter les membres du réseau et se servir de leurs témoignages comme d’un outil politique.

 

En cette première audience, une dizaine d’organisations ont livré un témoignage. Elles ont démontré que la «rigueur économique» ou l’«austérité», a des impacts chez eux. Des présentations bien senties, parfois même originales. La Table de concertation en sécurité alimentaire a  notamment profité de son temps de micro pour cuisiner une marmite de sa recette collective.


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La problématique la plus récurrente, c’est la limitation des services, malgré les besoins. «Je ne peux pas vraiment offrir de services dans la MRC Rocher Percé et c’est la MRC présentement en Gaspésie qui en arrache le plus. Quand un gars appelle à l’aide, on le sait nous, par des études, il faut lui dire on est là, je t’accueille», explique Jean Jacques Élie de l’organisme Convergence, qui vient en aide aux hommes en difficulté ou ayant des comportements violents dans toute la région.

 

Plusieurs organismes viennent à court d’idées pour équilibrer leur budget. À Droits et recours - santé mentale Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, les subventions sont les mêmes depuis 15 ans. «Je gère de la décroissance. Pour arriver à la fin de l’année, la seule possibilité que j’ai, c’est de couper dans les heures travaillées par mes employés. On lutte contre la pauvreté, on essaie de sortir les gens de la pauvreté, on défend leurs droits et on n’est même pas capable de défendre les nôtres. C’est illogique», déclare la coordonnatrice, Annick Lepage.

 

Les témoignages recueillis seront rassemblés dans un mémoire qui sera présenté aux représentants du gouvernement, probablement ce printemps.

 

 

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