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Bonaventure Chaînes humaines autour des écoles du Québec

Publié le 1 septembre 2015 à 11 h 30
Auteur :
Alexandre Courtemanche
Des milliers de parents ont voulu démontrer leur soutien au milieu de l’éducation en formant une chaine humaine autour de l’école de leurs enfants. Une façon de démontrer leur solidarité avec le mouvement provinciale pour la défense de l’école publique.
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Des milliers de parents soucieux de préserver la qualité des services dans le milieu de l’éducation se sont pris par la main ce matin. Un symbole éloquent du message à faire passer au gouvernement Couillard : protéger ce qu’il y a de plus précieux à leurs yeux.

Autour de l’école Francois-Thibault de Bonaventure, il y avait autant de personnes que d’élèves, près de 150.  Des parents qui ont des préoccupations précises, comme le souligne Mélanie Poirier, organisatrice de la chaine humaine: «Ça hypothèque un peu l’avenir  des enfants, donc l’avenir du Québec. Parce qu’en coupant dans l’éducation on ne donne pas les ressources nécessaires pour s’épanouir, pour apprendre, pour devenir des adultes accomplis.»

« Moi mon fils a un problème de santé, il n’écopera pas cette année mais l’année prochaine il va écoper. Les effets, on les voit, ils sont concrets. » - Un des parents présents à la manifestation

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Les inquiétudes sont partagées par plusieurs et ont entraînés au cours des derniers mois une mobilisation citoyenne d’envergure dans la province. Le mouvement « Je protège mon école » a fait boule de neige. Plus de 230 établissements scolaires au Québec se sont vue encerclée d’une chaine humaine mardi, c’est une école sur dix.  Il y en avait 5 en Gaspésie. Un témoignage chaudement accueillie par le corps professoral, qui déplore les coupures à tous les niveaux.

«Nous on ne peut pas accepter que les besoins des élèves ne sont pas répondus. Les différents besoins particuliers des élèves. Ça on le voit au niveau des baisses de services au niveau du personnel de soutien, des préposés.» - Un professeur

Le budget provincial prévoit des compressions de 350 millions de dollars pour d’ici 2016 dans le réseau de l'éducation. Résultat, plusieurs services spécialisés sont éliminés. L’école François-Thibault perdra sa classe pour élèves en difficulté d’apprentissage. Les éducatrices spécialisées doivent faire le choix entre la réduction de leurs heures et la rétrogradation au statut de simple préposée.

«Ils ont pas le choix s’ils veulent garder leur place. Mais ils vont se tenir en se disant, je ne fais pas de travail d’éducatrice, on m’a engagée comme préposée.» - une éducatrice spécialisée

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En protestation, les enseignants commenceront leurs classes en faisant la grève du zèle. 32 heures par semaine, pas une de plus. Pauses allongées, et moins d’activités parascolaires. Le député de Bonaventure, Sylvain Roy, approuve ces moyens de pression: « Ils ont tout à fait le droit dans une société démocratique de revendiquer de meilleures conditions de travail. Après le parent, la personne la plus importante pour le jeune, l’autrui le plus significatif, c’est le professeur. »

Ils étaient nombreux, ce matin, à tenter de sauvegarder les services de leur école. L’heure des classes a maintenant sonné, mais peut être pas pour longtemps. La fédération des syndicats de l’enseignement du Québec disposera de son droit de grève le 12 septembre prochain.

 

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