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Nouvelle Pour se souvenir de Brébeuf

Publié le 9 octobre 2012 à 15 h 27
Auteur :
Christopher Breault

Au tournant des années 70, les villages de l’arrière-pays gaspésien disparaissent les uns après les autres. Du nombre, il y a Saint-Jean-de-Brébeuf. Plus de 40 ans après la fermeture du village, une passionnée s’efforce de faire revivre sa communauté.

 

La venue de Mgr Ross en Gaspésie a fait naître plusieurs colonies visant à peupler l’arrière-pays de la région. Le déclin économique de 1929 a provoqué un retour à la terre et plusieurs villages furent créés, dont celui de Saint-Jean de Brébeuf. Estelle Allard y a vécu jusqu’à l’âge de 16 ans. Elle a été témoin de sa disparition et aujourd’hui elle s’efforce de le faire revivre en racontant l’histoire de ses 40 ans d’existence, par la création d’un DVD intitulé « Il était une fois Saint-Jean-de-Brébeuf ». 

 

« Une des premières paroisses qui a fermé, l’une des premières colonies c’est Saint-Jean-de-Brébeuf…et moi je dis toujours que le gouvernement s’est fait les dents sur Saint-Jean-de-Brébeuf. On n’avait pas d’expérience », a lancé la créatrice du DVD Estelle Allard.

 

Dans les années 60 et 70, le gouvernement se donne le devoir d’améliorer l’économie de l’Est-du-Québec. L’un des moyens pour y arriver est de fermer les villages défavorisés de l’arrière-pays par l’expropriation pour reconduire les citoyens dans les centres urbains comme Matane et Rimouski. 1971 marque l’année où Saint-Jean-de-Brébeuf s’éteint par le feu… L’un des seuls artéfacts qui a survécu est la cloche de la cathédrale.   

 

« Ç’a été brûlé, anéanti brûlé…et on a reboisé avec des essences provenant d’aussi loin que de la Norvège parce que c’était des essences à croissance rapide. Il fallait effacer toutes traces de notre passage », a ajouté la créatrice du DVD, Estelle Allard.

 

Le projet du DVD d’Estelle Allard a été supporté et produit par la Corporation du patrimoine de Nouvelle. Le lancement officiel du documentaire a eu lieu en fin de semaine à l’église de Nouvelle et permettra, grâce à l’œuvre, de répandre l’histoire de ce patrimoine, aux différentes générations.

 

 « Il y a des petits enfants qui veulent connaître ces choses-là. Ces petits enfants-là, il y en a à la grandeur du Québec et ailleurs aussi », a conclu le président de la Corporation du Patrimoine de Nouvelle, Raymond Fallu.

 

Les intéressés peuvent s’adresser directement à la Corporation du patrimoine de Nouvelle pour plus d’information.

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