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Carleton-sur-Mer PERSONNE N’EST À L’ABRI DE LA FAILLITE

Publié le 16 janvier 2017 à 16 h 38
Auteur :
Karyne Boudreau

C’est à ce temps-ci de l’année que nos comptes d’achat du temps des Fêtes commencent à rentrer… Et parfois, ça fait mal, ça fait peur… Pour certains, qui en plus de l’arrivé des comptes de crédit, vivent une malchance comme la maladie, la situation peut dégénérer jusqu’à la faillite. Et comme nous le dit Karyne Boudreau, personne n’y est à l’abri.

 

« On a appris à vivre à 100% de notre salaire ou parfois même plus, la moyenne canadienne étant de 165 % au niveau du taux d’endettement , signale  Cloé Paquette de l’ACEF de la Péninsule. Donc quand il nous arrive un malheur, une maladie, une perte d’emploi, un divorce, c’est toutes des choses qui vont venir chambouler notre organisation financière », signale-t-elle.


Entre janvier et novembre 2016, selon le Surintendant des faillites, plus d’une quarantaine de Gaspésiens en sont ainsi venus à faire faillites, parce qu’ils n’avaient plus les moyens de faire face à leurs obligations financières.


Selon Stéphane Gauvin, conseiller chez le syndic Raymond Chabot, plus de 70 % des cas d’insolvabilité et de faillites surviendraient justement suite à ce type de malchances qui arrive dans la vie. Monsieur Gauvin reçoit et conseille chaque jour des gens d’ici qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts. Il ne croit pas que les Gaspésiens sont plus endettés que les autres québécois, mais il signale que le taux de chômage plus élevé et que les revenus plus bas font en sorte de fragiliser encore plus les gens devant un éventuel surendettement.


Pour Cloé Paquette qui travaille à l’Association Coopérative d’Économie familiale de la Péninsule, il est clair qu’un grand travail de sensibilisation reste à faire auprès des jeunes et moins jeunes en matière de surendettement.


« On a perdu le sens commun de la réflexion sur la consommation, dit-elle. Il faut apprendre à s’en tenir à ce dont on a vraiment besoin, ce qui va nous apporter un vrai bien et surtout faire attention aux émotions et au voisin gonflable », dit-elle.


Afin de se parer à toute éventualité, les experts rencontrés croient que chaque consommateur devrait prévoir un coussin pour trois mois. C’est-a-dire, une somme d’argent mise de côté égale aux dépenses de logement, de nourriture, d’électricité, soit toutes les dépenses courantes.


Par ailleurs, l’éducation financière, le plus jeune possible, serait, selon Mme Paquette, à la base d’une meilleure santé financière afin d’être mieux outillé pour faire face aux intempéries de la vie.

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