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Nouvelle Mourir chez-soi : un choix possible en Gaspésie

Publié le 9 juin 2017 à 16 h 28
Auteur :
Karyne Boudreau

Depuis 2014, près de 320 gaspésiens par année font le choix de mourir chez eux.  Mais la bonne volonté des proches n’est pas le seul ingrédient nécessaire, pour y parvenir. Sur l’ensemble du territoire gaspésien, des équipes de soins palliatifs à domicile offrent soutient et assistance 24h par jour.

Jean Maton voulait mourir à la maison. Entouré des siens. Dolores Fallu, la mère de ses enfants, n’a pas hésité à relever ce défi.

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"Pour moi ça allait de soi, parce que c’est un peu une culture qu'on doit développer, apprivoiser la mort. J'étais tout à fait d'accord et les enfants ont adhéré immédiatement", dit-elle.

Yvan St-Pierre est infirmier à domicile dans la Baie-des-Chaleurs depuis 1999. Il fait parti de ceux qui permettent le rêve accessible à ceux qui souhaitent terminer leur vie à la maison.

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"C’est toute sorte d’âges, toute sorte de maladie, toute sorte de soins qu’on peut donner dans les maisons. On est comme un petit hôpital qui se promène un peu", dit-il.

Chez Dolores Fallu, c'est la technicienne en réadaptation physique qui est entrée en scène la première.
" Elle est venue évaluer et aider, avec son expertise, à faire comprendre par exemple à Jean que ce n'était plus possible de rester dans sa chambre en haut, se souvient Mme Fallu. Ensuite, les autres sont entrés en scènes : travailleur social, infirmier, le médecin qui était présent, visite à domicile aux deux jours. Ça été exceptionnel."

Nancy Dionne est chef de programme au soutien à domicile. Elle assure que les soins palliatifs est une priorité sur le territoire.
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Services de soins d'hygiène, aide financière pour permettre du répit aux proche et l'ensemble des services sont disponibles et accessibles sans attente.

"Pour nous autres, c’est toujours sur le dessus de la pile. Il n’y a pas de délais', assure Mme Dionne.

"Le fait pour la famille de savoir que 24h sur 24, il y a quelqu’un au bout du fil, qui peut répondre à leur interrogation ou à leur préoccupation, c’est extrêmement rassurant", ajoute Mme Fallu.

Selon M. St-Pierre qui a lui même choisi d'accompagner sa mère en fin de vie à domicile, ce choix est un cadeau qu'on fait à son proche, mais aussi à soi-même..

"Souvent, quand la personne décède, ben les gens ont une sérénité qui ne s’explique pas. Je ne peux pas l’expliquer. On peut juste la vivre", assure l'infirmer.

 "D’écouter les oiseaux chanter, de regarder les chevreuils manger au crépuscule ou les levés de soleil Tout ce que la personne aime, on lui permet de le vivre. Pis on le vit avec elle... Pis ce n’est plus jamais pareil après", affirme Mme Fallu avec beaucoup d'émotion.

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