Publicité

Visitez notre nouveau site Internet


Consulter les archives

Nouvelles

« Retour

la croisée de chemins L'église de St-Edgar considérée dangereuse par une firme indépendante.

Publié le 17 février 2014 à 15 h 16
Auteur :
Louis Lessard

L’église de St-Edgar près de New Richmond est à la croisée des chemins. Les fidèles devront choisir entre son démantèlement, la vente ou sa réfection. La bâtisse de 1960 est considérée dangereuse selon l’évaluation d’une firme indépendante.

 

Une quinzaine de paroissiens fréquentaient chaque semaine l’église bâtie en 1960.  Le bâtiment, érigé au centre de la communauté de 90 habitants, jouait un rôle identitaire de premier plan résume Jean-Pierre Cyr, concierge bénévole de l’église de St-Edgar « C'est ça qui fait le village ! C'est difficile à dire ce que ça va changer, mais il n'y aura plus d'appartenance à la collectivité»

 

Un toit qui pourrait céder


L’église est menacée de démantèlement. Les murs sont fissurés et penchent littéralement vers l'extérieur. Le toit de 25 tonnes pourrait céder à tout moment selon l’ingénieur qui a fait l’évaluation de la structure à la demande du conseil de fabrique.

 

Dans ce contexte, trois options devront être envisagées par la communauté,  le démantèlement qui coûterait 90 000 $, la réfection estimée à 200 000 $ ou la vente de la bâtisse et du presbytère. ( Le presbytère est estimé à 73 000 et l’église à 79 000 $)


Ce sont les fidèles et l'évêque qui décideront ultimement du sort de l'église mais déjà,  l'option de la vente est mise sur la table par Henri-Louis Gagné, président de la fabrique de St-Edgard. Un scénario qu'il dit choisir à contrecœur.


«  Moi j'ai été baptisé ici,  mes enfants ont été baptisés ici,  je me suis marié, ce que le conseil de fabrique a retenu c'est la c'est complète après on verra, mais on pense qu'il y a des bonnes chances qu'il y ait des preneurs »

 

Monsieur Cyr se résigne lui aussi à l’idée de vendre l’église qu’il balaie et nettoie depuis 5 décennies. Il a cependant une requête pour le nouveau propriétaire.

 «  Il ( le nouveau propriétaire) peut faire ce qu'il veut, pourvu qu'il la garde propre !  pas une cour à scrap..»


Le conseil de fabrique pourrait aussi proposer de vendre les bancs d’églises 20 $ chacun pour les fidèles. Un prix symbolique pour atténuer la peine liée au départ de leur institution. 

 

Les paroissiens décideront jeudi le 20 février de l’avenir de l’église mais déjà le conseil de fabrique suggère la vente totale de l’établissement.  Si ce scénario est retenu et voté par l’assemblée, l’église devra être décatholisée à l’instar de centaines d’églises au Québec qui ont subi le même sort.


 


 

« Retour

Publicité

Visitez notre nouveau site Internet

Publicité

Visitez notre nouveau site Internet

Infolettre

Ok