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Rivière Ristigouche Débâcle printanière: Matapédia veut l'aéroglisseur à temps

Publié le 6 mars 2013 à 12 h 49
Auteur :
Isabelle Larose

Avec le redoux des derniers jours, Matapédia est sur le qui-vive afin d’éviter la montée des eaux causée par les embâcles. Depuis les importantes inondations de 1994, un aéroglisseur de la Garde côtière remonte la rivière Ristigouche afin de faciliter la débâcle. L’engin arrive parfois trop tard et la situation inquiète.

 

Mars apporte son lot d’inquiétudes à Matapédia. Chaque année, le comité de prévention des inondations appréhende la débâcle printanière.

 

« Cette année, ça a été une année qui pourrait être problématique pour nous autres parce qu’il y a énormément de glaces », soutient Bernard Mill, qui est surveillant des rivières au sein du comité. 

 

 « Je peux vous dire qu’on surveille ça tous les jours », assure le garagiste Richard Mill. Ce dernier suit de près le dégel des rivières. Chaque année, la débâcle est une source d’inquiétudes pour lui. En 1994, il y avait plus de 3 mètres et demi d’eau dans son garage situé sur la rue des Saumons. Depuis, il n'hésite plus à déménager son outillage de façon préventive.

 

« Cette semaine, on va commencer à faire des plans pour voir si on va évacuer, explique Richard Mill. On va préparer nos choses pour être prêts, parce que s’il continue à pleuvoir, ça peut se faire très rapidement. »

 

Les responsables du centre d’hébergement de Matapédia sont aussi à l’affût. Les  inondations ont forcé l’évacuation des patients à 2 reprises dans les dernières années. Partout, on souhaite que l’aéroglisseur de la Garde côtière arrive avant la débâcle, car ses mouvements créent des vagues qui démantèlent les embâcles.

 

 « Le risque c’est les embâcles, une fois que l’aéroglisseur est ici dans la région pour nous le risque est devenu presque nul est c’est sécurisant, soutient le directeur de programme au Centre de santé et des services sociaux de la Baie-des-Chaleurs. On aime bien qu’il arrive de bonne heure, ça, c’est un fait! »

 

« On attend toujours le brise-glace de la Garde côtière, c’est ce qui nous sauve la vie toutes les années,  mais les 2-3 dernières années, on a eu de la difficulté, le brise-glace est arrivé trop tard », déplore Richard Mill.

 

L’an dernier, ce retard n’a pas causé d’inondation à Matapédia. C’est plutôt en aval, à Ristigouche Sud-Est où les effets se sont fait sentir. Les déplacements de l’aéroglisseur sont sous la gouverne de la Garde côtière.

 

«  Nous on fait de la pression politique pour s’assurer que l’aéroglisseur soit là en temps opportun, mais il y a des déglaçages de rivières qui se font à Montréal et Québec, explique le maire suppléant de Matapédia, David Leblanc. Nous on est malheureusement les derniers sur la liste. »

 

« Pour le moment, on ne connaît pas la date où l’aéroglisseur va pouvoir se rendre pour le déglaçage printanier », affirme le conseiller principal en communication à la Garde côtière canadienne, Michel Plamondon.

 

Le comité de prévention des inondations se réunira la semaine prochaine pour mettre à jour le plan d’urgence. Un représentant de la Garde côtière prendra part à la réunion.

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