Publicité

Produits Kevin Bacon


Consulter les archives

Nouvelles

« Retour

Gaspésie Conséquences des pertes démographiques en Gaspésie

Publié le 10 février 2017 à 16 h 05
Auteur :
Alexandre Courtemanche

La diminution importante de la population gaspésienne telle que constatée par Statistiques Canada en début de semaine est inquiétante, selon plusieurs. On anticipe des conséquences néfastes pour la région, tant au niveau économique que politique.

capture_d__cran_2017-02-10___16.06.20-60
Voici les pertes de population de chacune des cinq MRC gaspésiennes. En 5 ans, cela totalise 4 000 personnes en moins. Au-delà des maisons et rues vides que cela représente, quelles sont les conséquences d’une Gaspésie de moins en moins habitée?

capture_d__cran_2017-02-10___16.06.37-yv

Une partie du financement gouvernemental se fait en fonction de la population. L’an dernier, le CISSS Gaspésie-les-îles disposait de 304 millions de dollars de budget. La baisse de population amènera-t-elle une baisse des services?

«La principale base du financement en santé au Québec est basée sur l’approche populationnelle. Évidemment, la base est la population. Il y a beaucoup d’autres critères qui sont pris en compte. Ces critères-là varient également. »

-Jean-Pierre Collette, directeur des ressources financières, CISSS Gaspésie-les-Îles

Ces critères sont entre autres l’âge de la population, l’indice de pauvreté et l’éloignement. Concrètement, le CISSS peut s’attendre à ce que les compressions ou les nouveaux investissements -selon la volonté de Québec- seront influencées par le nombre de gaspésiens sur le territoire. Une approche équilibrée pour la Gaspésie? Pas vraiment, selon Jean-Pierre Collette: « Le ministère nous a quand même mentionné que dans les petites populations, c’est un modèle qui s’applique moins bien que dans d’autres régions plus populeuses. Le ministère est conscient qu’ils ne peuvent pas appliquer au petites régions l’approche populationnelle à 100% et qu’il y a d’autres facteurs dans la partie décisionnelle en matière de financement.»


capture_d__cran_2017-02-10___16.06.42-sq

Là où le bât blesse également, c’est au niveau de la représentation démocratique. À toutes les deux élections, les cartes électorales du Québec sont révisées. Le député de Bonaventure, Sylvain Roy, craint déjà le pire pour le futur des circonscriptions gaspésiennes: « Inévitablement, dans plusieurs années on va perdre des circonscriptions. Ça représenterait une incapacité à représenter la population. »

Les comtés de Gaspé et Bonaventure comptent environ 26% moins d’électeurs qu’une circonscription moyenne. En deçà de 25%, la Gaspésie devrait être représentée par un plus petit nombre de députés. Le Directeur général des élections a donné un répit pour la prochaine révision, en tenant compte de l'immensité du territoire -Bonaventure a quelques 270 km de littoral. Il a donc décidé de laisser la carte telle quelle. Mais ce répit ne pourra durer éternellement.

Pour Sylvain Roy, le gouvernement actuel agit délibérément pour laisser la Gaspésie se vider: « On veut être capable de garder nos enfants, on veut être capables d’être attractifs. Pour ce faire, on doit être capables de structurer notre développement, et non pas de déstructurer de façon structurelle. Ça semble étrange de la manière que je le dis, mais en ce moment, tout ce qui est fait, est fait pour sortir la population de la Gaspésie. »


 

« Retour

Question de la semaine

Croyez-vous que le quai de Percé sera ouvert cet été?



Voir le résultat Envoyer

Infolettre

Ok

Actualité Twitter
CHAU Nouvelles

Voir tous les tweets »