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Bonaventure Colonie de fou de bassan en chute libre

Publié le 26 septembre 2013 à 16 h 35
Auteur :
Louis Lessard

Le taux de survie des fous de Bassan de l’Île Bonaventure s’améliore. Selon de nouvelles observations de chercheurs, le taux de reproduction de l’espèce est passé de 8 à plus de 30 %, cette année. Mais comme le constate Louis Lessard, cette hausse passagère de la colonie n’est pas suffisante pour garantir la survie de l’espèce à long terme.

 

Ils sont l’emblème d’une région et garantissent bon an mal an des revenus constants générés par des touristes venus de partout pour les voir. Une affluence de voyageurs qui repose sur une colonie impressionnante de fous de bassan, mais la population demeure en chute libre rappelle Rémi Plourde, directeur de parcs nationaux de l’île Bonaventure et Miguasha : « Il y a eu beaucoup de pluie, ils deviennent comme des éponges mouillées, le froid va les attaquer et ils vont mourir. »

 

Cette année, en revanche, une météo plus clémente a permis d’atténuer la mortalité des tout petits. En 2010, le taux de reproduction des fous de bassan était de 50 %. En 2012, il a baissé à moins de 8 %, pour remonter à 30 % cette année. Cette hausse passagère n’est pas suffisante pour ralentir la chute de l’espèce. Les fous de bassan doivent composer avec une nourriture de moins accessibles explique le directeur « Les maquereaux qui sont une des sources alimentaires au mois de juillet étaient plus dans le fond. Il faut comprendre que les fous de bassan plongent au maximum à 20 mètres dans l’eau les maquereaux étant plus bas, il a fallu qu’ils aillent chercher leur nourriture ailleurs. »

 

Si les maquereaux sont creux, c’est surtout parce que l’eau se réchauffe, explique Michel Chouinard, directeur du conseil de l’eau Gaspésie Sud : « La température dans le golfe montrent une augmentation assez significative de 1 à 4 degrés d’augmentation. »

 

La hausse des températures est visible partout sur la planète confirme-t-il, mais elle serait encore plus manifeste dans l’écosystème de la Gaspésie selon monsieur Chouinard, « Ici dans la baie des Chaleurs il y beaucoup de rivières ça ne prend pas beaucoup de choses, une augmentation de la température moyenne de l’eau des rivières va faire une grosse différence. »

 

Des fous de bassan ont été aperçus par des chercheurs de l’UQAR aussi loin que Blanc-Sablon et aux îles Mingan. Un voyage laborieux qui d’autant plus, les éloignent de leurs nids.

Le directeur de parcs nationaux de l’île Bonaventure et Miguasha s’inquiète du phénomène : « Elle laisse le nid seul, il y a un bébé-dessus. C’est un beau territoire, ça peut être un autre fou, qui n’a pas de territoire, qui s’en vient la qui tasse bébé et qui prend le territoire, la prédation peut être à ce niveau-là. Le renard aussi peut venir interférer là-dedans, quand les bébés sont laissés seuls sur le nid. »

 

La survie des fous de bassan et indirectement d’une industrie gaspésienne repose en partie sur des politiques de luttes aux changements climatiques. Quelques chercheurs voient dans le rapport de l’Organisation des Nations Unies sur les changements climatiques déposé vendredi, un signe d’espoir.  

 

Louis Lessard, Bonaventure. 

 

 

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