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Grande-Rivière Algoculture : l’or vert dans la mer?

Publié le 19 février 2016 à 15 h 13
Auteur :
Alexandre Courtemanche


Saviez-vous que les plages de la Gaspésie sont jonchées d’argent? Non pas sous la forme de billets de banque, mais plutôt d’algues.  Ces longs spaghettis de mer sont en passe de devenir un nouvel eldorado dans le monde de l’aquaculture. Depuis quelques années, la côte Est de l’Amérique du Nord se précipite dans ce marché de plusieurs milliards de dollars. Les industries gaspésiennes et des îles travaillent dur pour faire partie de la danse.

Au centre Mérinov de Grande-Rivière, les chercheurs consacrent de longues heures à maximiser ce pourrait bien être le nouvel eldorado pour l’industrie de l’aquaculture : les algues. Le Dr. Éric Tamigneaux, de la Chaire de recherche en valorisation des macroalgues marines OPTIMAL, en est convaincu: "Ici en Gaspésie on a une ressource qui n’est pas exploitée. On a une possibilité de rendement aussi bonne qu’ailleurs"

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L’algoculture bourgeonne en Amérique du nord. Ses applications sont extrêmement variées : tout peut servir, ou presque: de la cuisine au bioalimentaire, en passant par les cosmétiques et le biocarburant. 

Il y a tout ce qui touche à la chimie fine : extraire des molécules soit pour le bioalimentaire, aux applications industrielles, comme épaississant, c’est déjà un marché mondial qui pèse plusieurs milliards de dollars.

-Dr. Éric Tamigneaux

Des chiffres pareils rendent cette activité attirante pour le secteur des pêches. D’autant plus que la diversité des marchés permet aux producteurs de garantir une stabilité des revenus, contrairement aux pêches conventionnelles. Le gouvernement fédéral a investit 2 millions 300 000 dollars dans le projet OPTIMAL de Grande-Rivière.

Il y a plusieurs projets d’investissement en ce moment, et un gros engouement sur la Cote-Est, en passant par New-York.. Il y a de la place pour de nouveaux joueurs, et présentement, on n'a pas d’écloserie dans l’est du Canada.

-Jean-Philippe Hébert, Président, Fermes Marines du Québec Inc

Intégrer un marché, en ne partant de presque rien, n’est pas une mince entreprise. Il faut développer les capacités de production, les techniques de transformation, et établir un réseau concerté entre recherche, mise en marché et consommateurs. On mise entre autres à mettre en valeur une algue arctique, rare en Europe, mais abondante ici.

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Un an et demi après le début du programme OPTIMAL, les embryons commencent à démontrer leur potentiel, immense pour les industries gaspésiennes. Un potentiel prometteur aussi, pour la planète : les algues absorbent le CO2 et réduisent l'acidité de l'eau. Malgré cela, Québec reste flou dans ses actions, la table Maricole, qui permet une concertation des acteurs du milieu, a été abolie cette année.
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