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Carleton-sur-Mer 15 000 km pour prêcher la Bonne Nouvelle

Publié le 8 août 2014 à 09 h 10
Auteur :
Léa Beauchesne
Les fidèles de Carleton, Nouvelle, St-Omer et Maria ont accueilli leur nouveau pasteur dimanche dernier à l’église de Carleton. Pyrrhus Hervé Agonhossou a fait bien du chemin pour venir prêcher la Bonne Nouvelle puisqu’il est originaire du Bénin.

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L’arrivée d’un nouveau prêtre est un moment très important pour une paroisse. Les fidèles ont répondu à l’appel et l’église était remplie pour l’occasion.

 

Le nouveau visage du secteur pastoral Mathurin-Bourg a quitté le continent africain l’automne dernier. Après deux mois à Paspébiac, il a passé le printemps aux Îles de la Madeleine afin de se familiariser avec la culture de la région. Il a d’ailleurs adopté quelques patois d’ici : «Il faut s’acclimater, parce qu’il fait frette. Alors j’ai pris le temps de m’acclimater et puis de m’adapter à votre culture. Il fallait que je sache comment pouvoir prêcher la bonne nouvelle en culture québécoise »

 

Il est bien loin de l’image grisonnante que l’on se fait souvent des prêtres. Âgé d’une quarantaine d’années, il dégage une énergie contagieuse. Il représente parfaitement cette nouvelle vague de prêtres, venus d’ailleurs pour pallier au manque de candidatures locales.

 

Une question d’adaptation

 

L’ancien curé de Carleton, Delvida Leblanc, est lui-même allé en Afrique plusieurs fois. Comme son successeur, il croit que l’adaptation est essentielle : «Nous sommes là pour les personnes qui sont là. Il faut s’informer sur qui ils sont, sur leur culture. Si on veut donner un enseignement, il faut que les gens soient capables de le prendre puis que ce soit adapté à leur vision.»

 

De l’Afrique à la Gaspésie

 

Les prêtres venus de l’extérieur du Canada sont de plus en plus nombreux dans la Baie-des-Chaleurs, comme presque partout en Amérique du Nord. Leur venue est inévitable si les églises veulent poursuivre leurs opérations. Delvida Leblanc compare ces arrivées aux voyages qu’effectuaient autrefois les missionnaires catholiques vers l’Amérique du Sud et l’Afrique.

 

Un retour de balancier que les paroissiens semblent accueillir favorablement. Ils ont confiance en leur nouveau pasteur, comme en témoigne cette dame : «Il va réussir, je suis certaine, puis il va être aimé. Rien que par la manière dont il a fait la messe ce matin, il a le tour d’aller chercher les gens.»

 

Les prêtres Québécois ne répondent plus à l’appel et les fidèles ne rajeunissent pas. Les 200 paroissiens présents dimanche étaient âgés de plus de soixante ans et les quelques jeunes familles sont comme leur nouveau prêtre : venues d’ailleurs.

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